mardi 16 juillet 2013

273. The Smiths : Suffer little children (1984)

Over the moor, take me to the moor 
Sur la lande, emmène moi sur la lande 
Dig a shallow grave 
Creuse une tombe peu profonde 
And I'll lay me down 
Et je m'y allongerai 

Over the moor, take me to the moor 
Sur le lande, emmène moi sur la lande 
Dig a shallow grave 
Creuse une tombe peu profonde 
And I'll lay me down 
Et je m'y allongerai 

Lesley-Anne, with your pretty white beads 
 Lesley-Anne, avec tes jolies perles blanches 
Oh John, you'll never be a man 
 Oh John, tu ne seras jamais un homme 
And you'll never see your home again 
 Et plus jamais tu ne reverras ton foyer 
Oh Manchester, so much to answer for 
 Oh Manchester, tant de comptes à rendre 

 Edward, see those alluring lights ? 
 Edward, vois tu ces lumières attirantes 
 Tonight will be your very last night 
 Ce soir sera ta toute dernière nuit 
A woman said : "I know my son is dead 
 Une femme a dit : "je sais que mon fils est mort
 I'll never rest my hands on his sacred head" 
Je ne poserai jamais les mains sur sa tête sacrée" 

 Hindley wakes and Hindley says : 
 Hindley se réveille et dit : 
Hindley wakes, Hindley wakes, Hindley wakes, and says : 
 Hindley se réveille, Hindley se réveille, Hindley se réveille et dit 
"Oh, wherever he has gone, I have gone" 
"Oh, quelque soit l'endroit où il est allé, j'y suis allée". 

 But fresh lilaced moorland fields 
 Mais les champs de frais lilas de la lande 
Cannot hide the stolid stench of death 
 Ne peuvent dissimuler la puanteur de la mort 
Fresh lilaced moorland fields 
 Les champs de frais lilas de la lande 
Cannot hide the stolid stench of death 
 Ne peuvent dissimuler la puanteur de la mort 

 Hindley wakes and says : 
 Hindley se réveille et dit : 
Hindley wakes, Hindley wakes, Hindley wakes, and says : 
 Hindley se réveille, Hindley se réveille, Hindley se réveille et dit 
"Oh, whatever he has done, I have done" 
"Oh, quoiqu'il ait fait, je l'ai fait".

 But this is no easy ride
 Mais il n'y a pas de chemin tout tracé 
For a child cries : 
Pour un chagrin d'enfant

 "Oh, find me ... find me, nothing more "
Oh trouve moi, trouve moi ... rien de plus 
We are on a sullen misty moor 
 Nous sommes dans une lande brumeuse et souillée 
We may be dead and we may be gone 
 Nous serons peut-être morts et peut être partis 
But we will be, we will be, we will be, right by your side 
 Mais nous serons, nous serons, nous serons, bien à tes côtés 
Until the day you die 
 jusqu'au jour de ta mort 

 This is no easy ride 
 Il n'y a pas de chemin tout tracé 

 We will haunt you when you laugh 
 Nous viendrons te hanter quand tu riras 
Yes, you could say we're a team 
 Oui, on peut dire que nous faisons équipe 
You might sleep 
 Tu dormiras peut-être 
You might sleep 
 Tu dormiras peut-être 
You might sleep 
 Tu dormiras peut être 
BUT YOU WILL NEVER DREAM ! 
MAIS TU NE RÊVERAS JAMAIS ! 
Oh, you might sleep 
 Tu dormiras peut être 
BUT YOU WILL NEVER DREAM ! 
 MAIS TU NE RÊVERAS JAMAIS ! 
You might sleep 
 Tu dormiras peut être 
BUT YOU WILL NEVER DREAM !" 
 MAIS TU NE RÊVERAS JAMAIS !" 

Oh Manchester, so much to answer for 
 Oh Manchester tant de comptes à rendre 
Oh Manchester, so much to answer for 
 Oh Manchester tant de comptes à rendre 
 Oh, find me, find me ! 
 Oh trouve moi, trouve moi !
 Find me ! 
 Trouve moi ! 
I'll haunt you when you laugh 
Je viendrais te hanter quand tu riras 
Oh, I'll haunt you when you laugh 
 Oh, je viendrais te hanter quand tu riras 
You might sleep 
 Tu dormiras peut être 
BUT YOU WILL NEVER DREAM ! 
 MAIS TU NE RÊVERAS JAMAIS ! 
Oh ... 
 Oh... 
Over the Moors, I'm on the moor
 Sur les Moors, je suis sur la lande 
Oh, over the moor 
 oh, sur la lande
 Oh, the child is on the moor 
 Oh, l'enfant est sur la lande.





Au nord-est de Manchester, à mi chemin de la route qui mène vers Barnsley, bourgade du South West Yorkshire, s’étend une lande désolée, pierreuse et battue par les vents qui ravive dans nos mémoires de grandes oeuvres de la littérature britannique tant on l’imagine en décor parfait d’un drame des Brontë ou d’une enquête de Conan Doyle. Le chien de Baskerville, Jane Eyre, et Heathcliff auraient pu la parcourir à l’heure où se lèvent les brumes et pâlit la lumière du jour.

Google map de la région de Saddleworth Moor (cliquez pour agrandir)
La lande de Saddleworth (source Wikipedia)



Au mitan de ces sixties qui s’enhardissent et se libèrent au son des  premières notes émises par les guitares électrisées des 4 de Liverpool[1], la lande de Saddleworth Moor exhale un parfum morbide, en tout contraire à l’air du temps. Elle sert de sépulture aux corps abusés et exsangues de Paula, 16 ans, John et Keith, 12 ans, Lesley-Ann 10 ans et Edward 17 ans. Quand Paula disparait, Steven Patrick, fils d’une famille d’irlandais immigrés, vit  à Hulme, banlieue de Manchester. Il n’a que 4 ans. Quand il écrit  Suffer Lillte Children  en 1984, il n’a jamais quitté Manchester et il s’apprête à lui demander des comptes pour l’enfance recluse et solitaire qui fut la sienne.

Les victimes du couple John Kilbride, Lesley-Ann Downey,
Edward Evans, Pauline Reade, KeithBennet. (source The examiner)


« Manchester so much to answer for ».

Steven Patrick Morrissey est donc un natif du Lancashire, précisément de Davyhulme dans la banlieue de Manchester. En 1982, il est approché par un certain Johnny Marr, guitariste de son état. Le duo se complète de deux camarades de classe de Marr, Andy Rourke, bassiste et Mike Joyce, batteur. Le quator forme The Smiths, groupe qui marquera de son empreinte une scène mancunienne déjà très riche et talentueuse sur laquelle plane l’ombre tutélaire et l’aura écrasante de Ian Curtis, chanteur charismatique de Joy Division[2]. Il faut aussi compter en la matière avec l’incontournable Antony Wilson, ci-devant producteur et présentateur d’émissions de télévision à Granada Records, la chaine locale, qui l’année de la formation des Smiths ouvre un club en parallèle à sa maison de disques Factory records. Baptisé l’Haçienda ou Fac 51, le lieu deviendra le centre névralgique de la scène mancunienne et mondiale quelques années plus tard non sans que la bande de Marr et Morrissey ne soit étrangère à son succès.[3] Le groupe pourtant signe sur un autre label mythique et indépendant basé à Londres, Rough Trade Records.
ian Curtis par K. Cummins, 1979
P. Saville, T. Wilson et A. Erasmus par K. Cummins. 

Suffer Litlle Children a largement contribué à la réputation des Smiths et à celle de leur premier album éponyme dont le titre est tiré. Sur un rythme assez lent la diction de Morrissey se fait envoûtante et met en valeur son élégante et souvent poétique écriture rehaussée par les notes lancinantes de guitare de Marr, qui sont la marque de fabrique d’un des groupes majeurs des années 80[4]. Le sujet choisi pour violent, tragique et morbide qu’il soit, s’insère colle assez bien avec  l’image très travaillée que le  groupe se construit. L’art work des pochettes des Smiths reste une référence incontournable en matière d’esthétique cherchant à  allier  romantisme, recherches esthétiques, références en faisant souvent appel aux modèles cinématographiques des 60’s tels James Dean ou Alain Delon ainsi qu’à des représentants de la culture populaire  anglaise. Mises au point par Morrissey et les graphistes du label Rough Trade les pochettes des albums des Smiths relèvent bien souvent de l’énigme et du mystère (on reconnaît ou on croit reconnaître la personne sur l’image), ambiance que l’on retrouve partiellement dans ce titre duquel les fantômes ne sont pas absents.


Avec Terence Stamp
Avec Alain Delon



Avec R. Bradford, acteur de la
série Man in  suitcase.

Années 60, morbidité, mystère et Manchester sont la grammaire de Suffer Litlle Children. Morrissey dont l’horizon n’a guère dépassé les rives de l’Irwell[5] lorsqu’il compose le texte, associe de façon assez insistante bien que subtile la ville de son enfance au drame des crimes de la lande. À cette période de sa vie durant laquelle il vécut renfermé sur lui-même, Morrissey associe l’environnement étouffant de la grande cité industrielle du Nord, qu’il rend finalement un peu responsable d’avoir fabriqué des monstres. Les uns se nourrissant de sang, les autres cherchant la rédemption dans les sons.


« Over the moor, take me to the moor ».

Entre 1963 et 1965, la région de Manchester est le théâtre de crimes en série dont les victimes sont des adolescents. La 1ère d’entre elles est John Kilbride. Agé de 12 ans, John est kidnappé, violé et assassiné le 23 novembre 1963. En juin 1964, Keith Bennett est enlevé à son tour alors qu’il quitte son domicile pour rendre visite à sa grand-mère. 6 mois plus tard, le lendemain de Noël, c’est au tour de Lesley Ann Downey d’être kidnappée et assassinée. La macabre série se poursuit jusqu’au 6 octobre 1965, date à laquelle Ian Brady tue Edward Evans, la plus âgée de ses victimes, il a 17 ans.

Ce qui est passé à la postérité sous le terme générique des meurtres de la lande (Moors Murders) constitue bel et bien une des affaires criminelles les plus sordides de l’histoire de l’Angleterre d'après-guerre. De fait, elle a profondément marqué le pays et reste comme une tache au milieu d’une époque plutôt synonyme de croissance et d’insouciance. D’aucuns diront même que cette série d’assassinats particulièrement pervers et violents amorce la fin d’une époque, la fin de l’innocence.

ian Brady & Myra Hindley photographiés sur les lieux de leurs
méfaits. 


Les différents crimes perpétrés sont l’œuvre d’un couple qui sombre dans une entreprise sanguinaire aussi démente qu’il semble, de prime abord, anodin. Et pourtant, Ian Brady et Myra Hindley sont alors bien jeunes ; il a 28 ans et elle en a à peine 23, confirmant peut être ici leur appartenance à cette période de forte natalité passée à la postérité sous le nom de baby-boom. Ils se sont rencontrés quelques années auparavant en 1961, fort banalement, sur leur lieu de travail ; Brady est comptable,  Hindley est dactylo chez Millwards Merchandising, une entreprise qui vend des produits chimiques. Ils se rencontrent par l’entremise du beau-frère de Myra, mari de sa sœur Maureen qui sera à l’origine de leur arrestation.

Le couple, en quête du crime parfait, semble verser dans la littérature nazie, au moins pour Ina Brady. Celui-ci exerce une influence certaine sur sa compagne qui change sa couleur de cheveu pour devenir blonde et se colore toujours les lèvres en rouge vif à la demande de son compagnon. C’est Myra qui aborde généralement leurs victimes dans la rue, parvient à les attirer dans un véhicule. Sous prétexte d’aller chercher un objet perdu, les deux meurtriers conduisent les trois premiers dans la lande, Brady les agresse sexuellement, les tue par égorgement ou étouffement, puis les corps sont enterrés. Les deux dernières victimes sont assassinées au domicile du couple, au 16, Wardle Brook Avenue.  C’est après avoir assisté à l’assassinat d’Edward Evans, enlevé devant la gare de Manchester Central, et qui décède peu de temps après sous les coups de hache de Brady, que le beau frère de Myra, David Smith, dénonce le duo meutrier à la police.

Le couple diabolique dans un style anthropométrique.

A l’issue du procès qui se tient aux assises de Chester à partir d’avril 66, le couple est condamné à la prison à vie. Il échappe vraisemblablement à la peine de mort qui a été abolie dans le pays un an auparavant. Brady est incriminé pour  les 3 premiers meurtres, sa compagne endossant les assassinats de Lesley Ann et Edward est innocentée pour celui de John Kilbride. Les photos de style anthropométriques du duo fixent sur la pellicule et pour l’histoire les visages jeunes mais néanmoins tourmentés des deux criminels les plus diaboliques d’Angleterre, Myra Hindley, en tant que femme, devient à l’échelle de tout le pays, l’incarnation du mal.


« We’ll be right by your side till the day you die ».

Battue du 17/10/65 (source the Telegraph).
Morrissey a brillamment composé son texte. En effet, il fait revenir les enfants tués par les 2 serial killers et il les fait parler. Une ambiance d’outre-tombe, égale à celle qu’on imagine dans la lande s’installe à l’écoute du texte. Dans cette sombre affaire, il n’est en effet question que de hantise et de revenants. Il faut préciser que l’arrestation de Brady et Hindley donne immédiatement lieu à d’importantes battues pour retrouver les corps des victimes. En octobre 65, les dépouilles de Lesley Anne Downey puis de John Kilbride sont localisées sur la lande par la cinquantaine de policiers mobilisés pour les recherches. A ce stade de l’enquête et de la tenue du procès il manque encore deux corps. Ce n’est qu’en 1987 que les recherches relatives aux deux disparus reprennent, mais seule la « tombe » de Pauline Reade dont Brady a récemment revendiqué l'assassinat est identifiée. À ce jour, les restes de Keith Bennett n’ont jamais été localisés, enfouis à jamais semble-t-il dans la lande en dépit des demandes réitérées de la maman du défunt pour les retrouver. La chanson de Morrissey s’adosse à cette réalité, les voix des enfants y résonnent avec ces promesses de venir hanter leurs bourreaux, privés de leur quiétude, de leurs rêves et de leur joie, comme ils ont privé leurs victimes de leur vie.

L’affaire des Moors murders est plus qu’une simple histoire de fantôme, elle a véritablement marqué les mancuniens et, au delà même, les anglais. C’est encore sensible de nos jours comme l’attestent ces quelques évènements. Le procès eut un considérable retentissment médiatique, les journaux s’étant saisis des disparitions pour relayer des appels à témoin. La foule fut contrainte, en raison de l’affluence, de suivre les débats depuis l’extérieur des assises de Chester. Le double portrait de style anthropométrique des meurtriers de la lande laisse pour la postérité l’image d’un couple étonnamment assorti. Si Brady y apparaît médiocre et inspire peu la sympathie, sa compagne campe une sorte de Marilyne sombre du Lancashire, une version démoniaque et peut être un peu vulgaire de la star hollywoodienne. Cette image inversée du fantasme cinématographique incarné cristallise toute la haine que le pays éprouve à l’égard de cette femme qui en a profondément marqué l’histoire contemporaine et qui, là encore, hante l’imaginaire national (on notera que la chanson des Smiths fait tout le temps référence à elle, très peu à Brady) . Hindley passera quelques mauvais moments en prison, brutalisée par plusieurs de ses co-détenues. Sa condamnation à l’emprisonnement à vie a été à confirmée en 1990 suite à ses recours. En 1997, un portrait de la tueuse de la lande réalisé par Marcus Harvey à partir d’empreintes de mains d’enfants est montré à Londres à la Royal Academy of Art de Londres. Il est vandalisé à l’encre et avec des œufs par différents visiteurs dès les premiers moments de son exposition prouvant l’extrême sensibilité de l’opinion au sujet.
Myra par M Harvey (1995)

Myra décède en prison en 2002 suite à une attaque cardiaque, mais le pays n’en a pas encore fini avec son blond fantôme. Elle revient une nouvelle (et dernière ?) fois sur le devant de la scène en 2008 à Pékin. Les JO s’y déroulent, les prochains en 2012 auront lieu à Londres. Lors d’une soirée de promotion de l’événement à laquelle assistent plusieurs personnalités politiques de 1er rang, une vidéo réalisée à la demande de l’organisme Visit London est diffusée. L’œuvre d’Harvey y apparaît brièvement provoquant aussitôt un buzz médiatique et une série de déclarations attestant du choc produit.

ian Brady alimenté par  tube depuis sa grève de la faim de 1999.Credit: ITV News/Priscilla Coleman
Brady est, lui, toujours en vie et incarcéré. Ce n’est pas pour autant qu’il ne se rappelle pas aux souvenirs de l’Angleterre de façon régulière et tonitruante. La presse se fait l'écho de sa folie. Ainsi, en 1999, il entame une grève de la faim qui se poursuit encore aujourd’hui sauf qu’on lui impose désormais de s’alimenter par un tube, l’empêchant ainsi de se soustraire par un lent suicide à sa condamnation. 10 ans plus tard, il entame de nouvelles procédures pour être transféré dans une prison écossaise, pays dont il est natif. Sans résultats à ce jour, il est depuis 2007, le prisonnier qui est resté le plus longtemps à l’ombre des geôles du royaume.  Sa santé se dégradant, il est régulièrement hospitalisé. À 75 ans, les médecins le disent atteint de paranoïa et de différentes psychoses chroniques. Il n’en continue pas moins son bras de fer avec la justice britannique et resurgit par ce biais à intervalles réguliers dans l’espace public tel un fantôme diabolique dont le pays ne peut se débarrasser. 

Le côté obscur des swingin’ sixties s'appelait Ian Brady et Myra Hindley.


Mes remerciements sincères et appuyés à Olivier F. pour son aide à la traduction.

Notes : 


[1] Les Beatles sortent leur premier 45 tours  Love me do  le 5 octobre 1962.
[2] Né le 15 juillet 1956, Ian Curtis se suicide le 18 mai 1980 par pendaison à la veille d’une tournée américaine que devait effectuer son groupe Joy Division alors en pleine ascension vers le succès. Joy Division est alors la signature phare de Factory Records.
[3] Dans un entretien pour les Inrockuptibles, le photographe K. Cummins, spécialiste de la scène musicale mancunienne, se rappelle un concert des Smiths à l’Haçienda en 1983 (aujourd’hui immortalisé sur la timeline installée où se trouvait le club) : « Le concert de l’Haçienda de novembre 83…Un immense moment de fraternité, de fierté mancunienne : c’est comme si nous nous étions tous étreins ce soir-là. Soudain, ils [The Smiths] n’étaient plus le grand groupe de Manchester ; ils devenaient le grand groupe d’une génération »
[4] L’existence des Smiths est vraiment limitée à cette décennie puisque le groupe se sépare en 87 ce qui n’empêche pas ses deux piliers de poursuivre une carrière solo.
[5] L’Irwell est la rivière qui traverse Manchester.


Pistes bibliographiques : 

Il existe pléthore d'ouvrages sur la scène mancunienne et les Smiths mais je recommande chaudement le numéro hors-série des Inrocks2 intitulé "Manchester, l'usine à son".

Sur les Smiths en particulier, quelques articles en plus du Guardian :
- une rigolote infographie http://www.guardian.co.uk/culture/interactive/2013/mar/15/the-smiths-everything-you-need-to-know
- un begginer's guide qui contient une playlist : http://www.guardian.co.uk/music/musicblog/2013/feb/25/smiths-beginners-guide
- une série de témoignages attestant de l'importance du groupe : 
http://www.guardian.co.uk/music/2011/oct/02/smiths-morrissey-fans-changed-lives
- un article sur Morrissey :
http://www.guardian.co.uk/music/2007/may/06/popandrock.features1
- un sur Suffer Little Children :
http://www.dreamindemon.com/2010/02/25/suffer-little-children-morrissey-explores-the-moors-murders/

Sur les Moors Murders et les deux assassins : 

- des articles de presse : 
http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/may/6/newsid_2512000/2512119.stm
http://www.guardian.co.uk/uk/2012/aug/17/moors-murders-timeline
http://www.manchestereveningnews.co.uk/news/greater-manchester-news/moors-murders-prelude-to-the-crimes-that-shocked-694202

- un reportage photo
http://www.pearltrees.com/#/N-u=1_786705&N-f=1_8063410&N-s=1_8063410&N-p=77166068&N-play=2&N-fa=5983031

- des approches biographiques :
http://www.guardian.co.uk/uk/2002/nov/17/ukcrime.niccigerrard
http://www.guardian.co.uk/media/2000/mar/02/tvandradio.television1
http://www.guardian.co.uk/uk/2002/nov/15/ukcrime2

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