jeudi 27 mars 2014

282. Patrick Bruel, "Place des Grands Hommes", (1989).



On s'était dit rendez-vous dans dix ans
Même jour, même heure, mêmes pommes
On verra quand on aura trente ans
Sur les marches de la place des Grands Hommes

Le jour est venu et moi aussi
Mais j'veux pas être le premier.
Si on avait plus rien à s'dire et si et si...
J'fais des détours dans l'quartier.
C'est fou comme un crépuscule de printemps.
Rappelle le même crépuscule qu'y a dix ans,
Trottoirs usés par les regards baissés.
Qu'est-ce que j'ai fait d'ces années ?
J'ai pas flotté tranquille sur l'eau,
J'ai pas nagé le vent dans l'dos.
Dernière ligne droite, la rue Soufflot,
Combien s'ront là... 4, 3, 2, 1... 0 ?

{Refrain}

J'avais eu si souvent envie d'elle.
La belle Sév'rine me r'gardera-t-elle ?
Eric voulait explorer le subconscient.
Remonte-t-il à la surface de temps en temps ?
J'ai un peu peur de traverser l'miroir.
Si j'y allais pas... J'me s'rais trompé d'un soir.
D'vant une vitrine d'antiquités,
J'imagine les retrouvailles de l'amitié.
"T'as pas changé, qu'est-ce que tu d'viens ?
Tu t'es mariée, t'as trois gamins.
T'as réussi, tu fais médecin ?
Et toi Pascale, tu t'marres toujours pour rien ?"

{Refrain}

J'ai connu des marées hautes et des marées basses,
Comme vous, comme vous, comme vous.
J'ai rencontré des tempêtes et des bourrasques,
Comme vous, comme vous, comme vous.
Chaque amour morte à une nouvelle a fait place,
Et vous, et vous... et vous ?
Et toi Marco qui ambitionnait simplement d'être heureux dans la vie,
As-tu réussi ton pari ?
Et toi François, et toi Laurence, et toi Marion,
Et toi Gégé... et toi Bruno, et toi Evelyne ?

{Refrain}

Et bien c'est formidable les copains !
On s'est tout dit, on s'sert la main !
On ne peut pas mettre dix ans sur table
Comme on étale ses lettres au Scrabble.
Dans la vitrine je vois l'reflet
D'une lycéenne derrière moi.
Si elle part à gauche, je la suivrai.
Si c'est à droite... Attendez-moi !
Attendez-moi ! Attendez-moi ! Attendez-moi !

On s'était dit rendez-vous dans dix ans,
Même jour, même heure, mêmes pommes.
On verra quand on aura trente ans
Si on est d'venus des grands hommes...
Des grands hommes... des grands hommes...


Tiens, si on s'donnait rendez-vous dans dix ans






A l’aube des années 80 les microsillons nous offraient Etreune femme de M. Sardou. Au crépuscule de la décennie qui vit le CD supplanter le disque vinyle d’autres pépites musicales viennent taquiner nos oreilles et émoustiller notre fibre de mélomanes avertis. A coups d’hymnes aussi efficaces que les précédents, taillés pour des zéniths scintillants sous les briquets allumés ou vibrants sous les hurlements de fans adolescentes en transe, quelques chanteurs réveillent alors la variété française. Ils assurent par la même occasion le renouvellement des plateaux d’invités des Champs-Elysées de Michel Drucker (1) devant lesquels on s’endormait plus facilement depuis que Serge Gainsbourg ne faisait plus, en direct,  de propositions appuyées à Whitney Houston.(2)

Place des grands hommes, titre contemporain des commémorations
du Bicentenaire de la Révolution Française. Ici le défilé de Découfé sur les Champs Elysées.

Ainsi, en 1989, alors que la France célèbre le bicentenaire de la Révolution Française, Patrick Bruel, lui, chauffe les salles (les arènes visitées se transformant irrémédiablement en sauna en sa présence). Il prolonge en live ses succès discographiques devenus phénoménaux avec l’album Alors Regarde. On vit alors les premières heures de la Bruelmania. La coloration nettement engagée de son œuvre épouse si bien l’air du temps… 
Mais trêve d’ironie déplacée, l’album se vend à 3 millions d’exemplaires (ce qui, selon la jauge de l’industrie musicale, lui assure de saturer les espaces de diffusion jusqu’à l’écœurement) et plus de la moitié des titres qui le composent fait l’objet d’une commercialisation sous forme de single. Le 4 février 1991, notre Patriiiiiiiick, qui  se pique d’histoire à ses heures nous donne publiquement rendez-vous Place des Grands Hommes.

Bruel, la boucle indisciplinée en pleine Bruelmania.

On s’était dit rendez-vous dans dix ans … on attendra un peu plus. Mars 2013, les français sont de nouveau convoqués Place des Grands Hommes. Nous sommes le 8 Mars, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits de la femme, évoque en cette journée qui leur est consacrée, la possibilité de faire entrer de nouvelles élues au Panthéon. En effet, pour accompagner sa proposition de rythmer l’année 2013 par un calendrier de l’égalité censé mettre la femme à l’égal de l’homme chaque jour de l’année, elle relaie dans la presse les propositions de panthéonisation du président de la République  qui concernent, à ce moment là, essentiellement des femmes. Les paris sont désormais ouverts, les propositions fusent la décision finale  tombe fin février 2014 et c'est la parité qui l'emporte.


De Geneviève à Marianne, le Panthéon est aux femmes.

L’espace occupé aujourd’hui par le Panthéon de Paris est au départ une église dans ce qui se nomme alors Lutèce, c’est à dire Paris avant Paris. La ville est alors un modeste regroupement d’habitants sur la rive gauche de la Seine datant de l’époque romaine et structuré autour d’un forum, d’arènes et de thermes dont quelques traces ornent encore le Vème arrondissement de la capitale. Au VIème siècle, la dynastie mérovingienne et son plus illustre représentant, Clovis, dont on discute encore de la date d’entrée en religion chrétienne, règne sur le royaume des Francs. Le roi ordonne la construction d’une basilique sur la colline Sainte Geneviève destinée à abriter les restes de la Sainte. Ce sera la basilique des Saints Apôtres. Son édification aux visées essentiellement funéraires prévoit aussi d’abriter les dépouilles du roi, de sa femme, et de sa fille. De cet édifice en bois, il ne reste, par contre,  guère de traces.

Maquette de restitution de Lutèce au Bas-Empire ( IVème-Vème siècles ) par L. Renou
( Musée Carnavalet )

Cette rive de la Seine se couvre au Moyen Age de champs de vignes et de couvents. Elle est cernée  par des fortifications, en 1180, sous le règne de Philippe Auguste. Au XIIIème  siècle, un quartier étudiant et lettré se développe sur les pentes de la montagne Sainte Geneviève où se trouvait la basilique. Non loin de là, en effet, à l’initiative de Robert de Sorbon, s’est ouvert le collège de théologie de Sorbonne intégré à l’université de Paris. Il est possible qu’une église romane ait occupé l’espace où se trouvait auparavant l’ancienne basilique mérovingienne.

C’est à l’architecte Soufflot missionné par Louis XV que l’on doit le bâtiment actuel du  Panthéon. Le roi entend que la construction soit consacrée à Sainte-Geneviève.  La Révolution Française fera du lieu un temple civique, le détachant pour la 1ère fois de la monarchie pour l’ancrer dans l’histoire républicaine. En raison de la succession chaotique des régimes politiques au XIXème siècle, le lieu ne prendra sa fonction définitive de Panthéon qu’en 1885, sous la IIIème république, après avoir brièvement servi de quartier général aux insurgés de la Commune, comme une ultime convulsion marquant ses successifs changements de statuts. 

Le Panthéon, gravie du XIX siècle.

De Sainte Geneviève à Clotilde ou Marianne, allégorie de la République, le Panthéon a toujours eu des liens avec les femmes. Pourtant sur son fronton sont gravés ses mots qui n’ont pas échappé à B. Garcin, parolier de Patrick Bruel « Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante ». Consentons donc à nous arrêter un temps sur les grands hommes du Panthéon.


Aux grands hommes : derniers hommages et aubes prometteuses.

C’est  au moment de la Révolution Française que l’église est transformée en un temple laïc chargé d’abriter  la dépouille des grands hommes qui ont œuvré pour la liberté. Mirabeau est le premier d’entre eux à entrer au Panthéon. Comme d’autres après lui (Marat, Le Peletier) son corps n’est plus dans l’édifice. Il en fut expulsé suite à la découverte de sa correspondance avec le roi.

Par conséquent, le premier « locataire » du Panthéon entre dans les murs lorsque l’église redevient un temple républicain en 1885 ; c’est Victor Hugo. Décédé fin mai 1885, le transfert de son corps au Panthéon résulte d’une décision conjointe des députés et sénateurs d’octroyer au grand homme des funérailles nationales. Fixées au 1er juin, celles-ci sont suivies par 2 millions de personnes. Plutôt que de rejoindre le caveau familial au Père Lachaise, la dépouille de celui qui donna vie à Gavroche, Fantine, Cosette et aux Thénardiers, le inoubliables Misérables, est conduite au Panthéon par décret du 26 mai 1885. Déposé d’abord sous l’Arc de Triomphe, son cercueil placé dans un corbillard noir dénué de toute décoration autre que les couronnes de fleurs de ses petits-enfants, suit un trajet que certains considèreront comme trop bourgeois jusqu’à sa destination finale, en haut de la rue Soufflot après 8 heures de défilé et 19 discours.

Paris, Vème arr.. Funérailles de Victor Hugo. Transport de son corps au Panthéon,
 le 1er juin 1885, le cortège arrivant rue Soufflot.
© Roger-Viollet

Aujourd’hui la crypte du Panthéon recèle 72 tombeaux. Parmi les écrivains panthéonisés dans le sillage de Victor Hugo,  E. Zola dont l’entrée dans les lieux fut quelque peu bousculée par les soubressauts de l’affaire Dreyfus mais aussi André Malraux qui intègre le grand édifice en 1996 suivi, en 2002, d’A. Dumas père sur proposition de Jacques Chirac. On se souvient que le projet de faire entrer A. Camus dans la crypte sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy n’arriva pas à terme. Les 72 côtoient dans ces froids souterrains des philosophes (Rousseau, Voltaire) ou des scientifiques (Pierre et Marie Curie, tiens une femme !) et globalement des défenseurs de la liberté et de la paix, qu’ils soient résistants (Jean Moulin, Félix Eboué) ou hommes politiques engagés (V. Schœlcher).
Les mineurs de Carmaux accompagnent Jaurès
vers sa dernière demeure, en novembre 1924.

En cette année 2014 qui commémore le centenaire de la mort de Jean Jaurès, rappelons que le Panthéon lui a également fait une place. Assassiné par Villain au café au Croissant à la veille du 1er conflit mondial, la translation des cendres du fondateur de l’Humanité au Panthéon est organisée en novembre 1924. En effet, Jaurès a été enterré à Albi après sa mort. Après guerre la Ligue des Droits de l’Homme lance une campagne pour qu’un hommage national lui soit rendu. En novembre 1924 c’est le gouvernement du Cartel des Gauches qui acte la translation des cendres du tribun socialiste au Panthéon. Le cortège funèbre part du Palais Bourbon. Dans la rue Soufflot, le cercueil recouvert d’un immense pavois est poussé par 70 mineurs de Carmaux. L’homme est ainsi replacé dans ses combats politiques en faveur de la classe ouvrière et lorsque M. Roch déclame les vers de Fraternité de V. Hugo, la translation vers le temple laïc s’effectue symboliquement,  Hugo accueillant au rythme de ses vers celui qui a poursuivi, pour partie, son engagement.


Pour autant, dans la mémoire collective les grandes heures du lieu ne correspondent pas toujours aux cérémonies dites de panthéonisation. Certes, ces moments sont l’occasion d’envolées lyriques et de poussées d’émotion, sensées cimenter la ferveur nationale et en fixer la mémoire. Qui n’a pas frissonné à entendre la voix de Malraux accompagner les cendres de Jean Moulin dans un discours enflammé en décembre 1964 ?


En effet, F. Mitterrand aidé de ses conseillers, sût en mai 1981 instrumentaliser le lieu pour mettre en scène son accession à la magistrature suprême et l’inscrire dans une filiation construite. On se souvient de sa montée de la rue Soufflot encadré par une foule fervente. Puis à quelques mètres du temple il se détache d’elle et entre seul, quelques roses à la main dans le Panthéon. Il se recueille ensuite devant des tombes choisies avec discernement (Schœlcher, Moulin, Jaurès). Filmé par Serge Moatti et accompagné par l’orchestre de Paris installé sur les côtés de la place qui entonne la 9ème symphonie de Beethoven, le moment fixe pour l’histoire une image attestant de ce que l’on qualifia alors d’« état de grâce ».

Les dernières minutes de ce reportage retracent la montée au Panthéon.


Aux grandes femmes ? Louise, Simone, Olympe et les autres.

Le Panthéon redécoré pour une consultation internet amorcée par
le Centre des Monuments Nationaux.

Retour au 8 mars 2013, interviewée par le journal Libération Najat Vallaud-Belkacem se risque à avancer quelques noms de femmes susceptibles d’entrer au Panthéon répondant ainsi au souhait de François Hollande de les y rendre plus présentes. Les noms de Georges Sand, Colette et Louise Michel sont prononcés. Missionnée pour constituer une commission d’historiens et d’académiciens arrêtant des propositions argumentées, la Ministre est très vite débordée par des prises de positions publiques émanant dans un 1er temps de politiques.  Le soir même Anne Hidalgo annonce, en effet,  sa préférence pour Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne en 1791 dont on commémore alors les 220 ans de la mort par décapitation. Ce choix rencontre l’approbation de bien d’autres politiques parmi lesquels C. Bartolone cependant que  d’autres noms sont avancés : Hubertine Auclert et Flora Tristan, Lucie Aubrac ou Louise Michel, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, la mulâtresse Solitude (3) ou encore celui de la philosophe Simone Weil. 
La mulâtresse Solitude.


Les réactions à chaud font place aux prises de positions dans la presse et plus largement dans l’espace public. Martin Malvy apporte son soutien  à la proposition de faire entrer la Montalbanaise Olympe de Gouges dans le grand temple de la république, comment pourrait-il en être autrement de la part du Président de la région Midi-Pyrénées ? Autre méthode, autre positionnement : une cinquantaine d’associations militantes féministes parmi lesquelles Osez le Féminisme !, la Clef, les féministes en mouvement initient une campagne de signatures pour la pathéonisation defemmes. On retrouve dans le texte de la pétition la plupart des noms déjà avancés. Le collectif  entend peser sur la décision de la commission chargée d’éclairer le président que dirige Philippe Belaval, président du Centre des monuments nationaux.

Louise Michel recueille d’autres suffrages dont celui de l’historien Christian Chevandier qui investit, pour sa part, les pages Idées du Monde. Il argue que l’égérie de la Commne de Paris ferait entrer le peuple de la capitale tout entier avec elle place des grands hommes, sortant les sans grades et les sans noms de la terrible condescendance de la postérité comme dirait l’historien anglais E.P. Thompson. En outre, ajoute-t-il, on a perdu la dépouille d’Olympe de Gouges, alors que transférer le corps de l’institutrice rouge au Panthéon permettrait  de l’extirper du cimetière de Levallois où elle repose (on a presque envie d’ajouter : et de la transporter loin du regard peu amène des époux Balkany). Cela n’empêche pas notre historien d’interroger la pertinence de faire entrer une anarchiste au Panthéon, ce qui donne à sa tribune la  force de l’hônneteté.

Olympe, Solitude, Louise, Germaine et Simone : toutes panthéonisables

Ce sont des mêmes pages du Monde que surgit la petite polémique sans laquelle tout débat public contradictoire passerait aujourd’hui inaperçu faute de « buzz ». Mona Ozouf publie le 13 décembre 2013 une tribune intitulée La résistance au Panthéon ! Produisant un discours d’autorité renforcé par le fait qu’elle est l’auteur de l’article sur le Panthéon dans Les lieux de Mémoire dirigé par P. Nora, Mona Ozouf balaie d’un revers de la main les propositions alternatives pour avancer ses préférences. Elles vont à Pierre Brossolette, Germaine Tillion et G. Anthonioz, tous résistants et incarnations d’un grand récit national éternel et héroïque, dernier  rempart contre la crise identitaire qui frappe notre pays et dont l’importance de l’écho dans les consciences se mesure aux audiences de la série Un village français.  Ou comment démultiplier les vertus thaumaturgiques de l’histoire de France à la faveur de cérémonies commémoratives …


Quelques jours plus tard, deux journalistes  viennent faire un mauvais procès à l’historienne. Friands de polémique un peu creuse, ils rétorquent que la résistance est déjà présente au Panthéon accusant Mona Ozouf de vouloir minorer la place de Jean Moulin dans la mémoire nationale. Un collectif d’historiens publie en retour, une courte mais efficace tribune qui, au delà de la bataille des noms, appelle à élever quelque peu le débat.

Joséphine Baker, outsider.

Le 17 décembre c’est au tour de R. Debray de lancer dans l’arène un dernier nom, celui de Joséphine Baker dont il défendra aussi l’entrée au Panthéon dans l’émission d’E. Laurentin, la Fabrique de l’Histoire. Cette proposition inattendue reçoit l’assentiment de quelques personnalités chez les historiens (Suzanne Citron) et s’appuie sur le caractère foncièrement moderne, original et pourtant très bien inscrit dans le récit national du parcours de J. Baker. Reine du rythme, résistante, cette native du Missouri avait choisi la France en épousant un de ses ressortissants mais aussi en en demandant la nationalité. Elle garda Paris pour premier de ses amours et retourna à plusieurs reprises appuyer de sa notoriété le combat des noirs américains dans la conquête de leurs droits civiques aux Etats-Unis, son deuxième amour. De quoi bousculer un peu la coupole du temple républicain sur un air de Jazz…


On le sait depuis peu c'est la proposition de Mona Ozouf qui a retenu l'attention du Président de la République, consacrant le triomphe des idées de l'establishment historien incarné par  Pierre Nora qui est un des défenseurs obstiné d'un grand récit national menacé. François Hollande a annoncé son choix depuis le Mont Valérien, validant les propositions de panthéonisation de Brossolette, Tillion et de Gaulle Anthonioz, auquel s'est ajouté Jean Zay. De cette clairière où fut passé par les armes le groupe de la FTP MOI, on aurait aimé entendre surgir les noms des membres du réseau de Missak Manouchian. La France de la diversité est encore une fois restée à la porte de l'éternité nationale.



Notes : 
1. Emission de variété à succès emblématique des années 80 présentée par M. Drucker.
2. Le mieux pour saisir l'allusion est de visionner l'extrait relatif à LA proposition : https://www.youtube.com/watch?v=_uxAofXJCh8
3. Figure historique de la lutte contre l'esclavage en Guadeloupe, sa panthéonisation est portée par le CRAN et relayée par G. Pau Langevin.



Pistes Bibliographiques et sitographiques :

Sur le Pathéon et son histoire le dossier enseignants du CMN est assez complet.
On peut aussi voir plans et maquettes sur le site Paris, ville Antique.
On peut se reporter pour les grandes cérémonies comme les funérailles d'Hugo ou de Jaurès aux volumes de l'Histoire de France Belin, celui de V. Duclert,  La république imaginée, Belin, 2010.
On peut aussi se référer au numéro du magazine l'Histoire consacré à Victor Hugo, n° 261, de janvier 2002.


Pour relire les tribunes ou prises de position : 
- Najat Vallaud Belkacem : http://www.lemonde.fr/societe/chat/2013/03/07/egalite-femmes-hommes-posez-vos-questions-a-najat-vallaud-belkacem_1844872_3224.html
- Regis Debray : http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/12/16/josephine-baker-au-pantheon_4335358_3232.html et http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/josephine-baker-aurait-sa-place-au-pantheon-28-01-2014-3535901.php
- Le Cran : http://www.cpmhe.fr/spip.php?article649
- Mona Ozouf : http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/12/13/la-resistance-au-pantheon_4334150_3232.html
- Pierre Péan : http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/01/06/la-resistance-est-deja-bien-la-au-pantheon-mona-ozouf_4343673_3232.html
- Collectif historiens : http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/01/21/tous-les-resistants-ont-leur-place-au-pantheon_4351759_3232.html



1 commentaire:

Florian a dit…

Je continue de signaler les liens morts au gré de ma visite, manière de contribuer.
https://www.youtube.com/watch?v=gf0tFjNs180
N'hésitez pas à me signaler si ce travail paraît superflu.