Classement thématique des chansons (Nouveau)


Classement thématique des titres présentés dans l'histgeobox.

Préhistoire :
-« L'homme de Cro-Magnon ». Évocations farfelues de nos lointains ancêtres dans les chansons populaires contemporaines.

Antiquité :
«Le métèque  » De Moustaki à Joey Starr, ce mot devenu insulte à la face des étrangers allait être retourné par les victimes de la xénophobie.
 Ulysses » La relecture des aventures d'Ulysse par le groupe Franz Ferdinand.
-Massilia Sound System : «  Aqui » La fondation de Marseille/Massalia par les Phocéens.
-Eddy Mitchell : Vivre en Gaule « Au temps des Romains » >l'exemple de Mediolanum Santonum/ Saintes, dans la province d'Aquitaine.

Moyen Age :
-France Gall : « Sacré Charlemagne » Qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l'école ? Pas Charlemagne en tout cas, mais grâce à France Gall, on a presque fini par s'en convaincre.
-Chez les Rita Mitsouko, lorsque "la sorcière et l'inquisiteur" se rencontrent... rien ne se passe comme prévu.
-L'épopée de Soundjata, empereur du Mali, chantée par les musiciens africains. Exemple ici avec « Foly Sundjata » par Tiken Jah Fakoly.

Humanisme et Renaissance :
-Neil Young : "Cortez the killer" Portrait au vitriol de Cortés, conquistador de l'empire aztèque.
-"Sciences sans conscience n'est que ruine de l'âme » affirmait Rabelais. Alpha Blondy surenchérit.
-Téléphone : « Un autre monde » « Je rêvais d'une autre terre » : naissance de l'utopie.

Histoire moderne : esclavage.
-Avec le saisissant "Sail away", Randy Newman transporte l'auditeur sur un bateau négrier.
-"Commerce Triangulaire » Comme son nom l'indique, cette chanson de Sagbohan Danialou évoque la traite négrière.

Révolution et Empire:
la guillotine permanente. » Chanson révolutionnaire à la gloire de la guillotine.
-"Les souvenirs du peuple » La vision que Béranger donne ici de Napoléon - l'empereur déchu - s'inscrit dans la vague de nostalgie des années impériales.
-« Cinq mai » une chanson autour de la légende napoléonienne.

1815-1914: Age industriel / classes sociales / idéologies
-Walter Roland loue les mérites de la Ford modèle T dans son « T-Model blues »
-« The big three killed my baby » des White Stripes nous plonge dans l'univers des majors de l'automobile américaine : Ford, General Motors et Chrysler.
-Chanson de Boris Vian sur le « Cinématographe ». Occasion pour nous de revenir sur la naissance du 7ème art.
-Joan Baez : "Here's to you." Dans un climat de chasse aux sorcières, Sacco et Vanzetti sont condamnés à la peine capitale. L'affaire, qui élève aussitôt les deux hommes au rend de mythe, n'a depuis cessé d'inspirer les artistes.
-"La Commune est en lutte". Cette chanson constitue le final du film « le Juge et l'assassin » de Bertrand Tavernier dont l'action se situe en 1893... Il est pourtant bien ici question de la Commune de Paris.
-De Rosa Luxembourg à « Rosa la Rouge » de Claire Diterzi.
- Chansons anarchistes 1 : « La Ravachole ». L'affaire Ravachol inaugure le cycle sanglant des attentats et de la répression qui s'abattent sur la France pour deux longues années.
-Chansons anarchistes 2 : « La java des bons enfants » En décembre 1893, Vaillant lance sa bombe à clous dans l'hémicycle du Palais Bourbon. Deux mois plus tard, il se fait trancher le cou.
-Chansons anarchistes 3 : « Le triomphe de l'anarchie » Emile Henry sème la terreur dans Paris.
-« En revenant de la revue » Boulanger et la crise boulangiste en chanson.
-Barbara : « Si la photo est bonne » En 1907, la peine de mort semble pouvoir être abolie, mais l'affaire Soleilland, savamment utilisée par la grande presse et une partie de la classe politique, ruine les espoirs abolitionnistes.
-La révolte des vignerons du Languedoc et du Roussillon en 1907 inspire  « Gloire au 17ème » à Gaston Montéhus, chanson promise à un grand succès.

Colonisation :
-Samori Touré devient dans les années 1890 le symbole de la résistance aux conquêtes coloniales entreprises par la France. Alpha Blondy compose un reggae en son hommage : « Bori Samory »
-Interprétée notamment par Joséphine Baker, "La Tonkinoise" (1906) reste une des chansons coloniales les plus fameuses.
-Les paroles de la chanson coloniale « Bou Dou Ba Da Bouh » interprétée par Félix Mayol témoignent de la persistances de stéréotypes racistes dans la France de l'entre-deux-guerres.
-« Nénufar » En 1931, Alibert interprète un titre pompeusement sous-titré « Marche officielle de l’Exposition Coloniale ». Un racisme bonasse, révélateur des mentalités de l'époque, imprègne tout ce morceau.
-C.A.M.P. : « Hosties noires » Dans l'entre-deux-guerres, puis au cours de la seconde guerre mondiale, les tirailleurs sénégalais sont considérés comme les sentinelles de l'Empire.
 Thiaroye ». Une autre chanson de C.A.M.P. évoque le massacre du camp de Thiaroye, le 1er décembre 1944, qui reste un symbole fort de l'injustice coloniale et des promesses non tenues par la France.
-« Marquer le pas, et 1, 2 ». Zao interprète ici une chanson à la gloire de l' Ancien combattant» rentré au pays.

Première guerre mondiale :
-« La chanson de Craonne » est aujourd'hui le morceau le plus connu et le plus enregistré de tous ceux nés de la Grande Guerre.
-R.Wan : « Le papier d'Arménie » Une très belle chanson sur le génocide des Arméniens au cours de la grande guerre.
-« La guerre de 14-18» vue par Brassens

Entre-deux-Guerres / crise économique / Totalitarisme / fascisme
-Yvonneck : « La gueuse » Le chant de haine des Camelots du roi.
Beans, bacon and gravy » Chanson de la crise de 1929. Pour ne pas mourir de faim, les chômeurs ne peuvent désormais plus compter que sur les soupes populaires.
-Marcel Dambrine : « Les croix de feu » L'essor des ligues d'extrême-droite et le 6 février 1934.
-L'émotion provoquée par la guerre d’Éthiopie suscite la réprobation de la communauté internationale et quelques chansons  dont « The gold in Africa » et « Cockeyed world ».
-« Faccetta nera » Cette chanson coloniale permet d'aborder la politique raciale menée par les fascistes italiens dans la Corne de l'Afrique.  
-« Die moorsoldaten » [Le chant des marais] Une œuvre collective composée par des détenus du camp de concentration de Börgermoor, ouvert en juin 1933 par le régime nazi.
-« Horst Wessel lied » l'histoire d'un des chants favoris des Nazis et de son "héros" Horst Wessel.
-John Zorn : «  Never again » La mise en sons de la nuit de cristal.

Deuxième guerre mondiale :
-"Stalin was not Stallin" Cette chanson interprétée par le Golden Gate Quartet propose une explication pour le moins originale et drôle sur la genèse du Führer et de ses idées.
-"Churchill says" des Kinks offre une description ironique de l’abnégation anglaise pendant la bataille d'Angleterre.
-Chostakovitch : « Leningrad »En juillet 1941, Chostakovitch entame sa 7è symphonie qu'il dédie “à notre combat contre le fascisme [...] et à ma ville Leningrad“.
-Doctor Clayton : « Pearl Harbor blues » En réaction au bombardement japonais de Pearl Harbor, les Etats-Unis entrent en guerre et enferment les Nippo-américains dans des camps.
-The ballad of Ira Hayes  fut composée par Peter Lafarge en hommage à un des héros de la bataille d'Iwo Jima.
 Enola Gay » est le nom du B-29 qui largua la bombe atomique sur Hiroshima. C'est aussi d'un titre à succès du groupe OMD.
-Claude Nougaro : "Il y avait une ville ", mais la bombe atomique la raya de la carte.
-Alt-J : « Taro » La trajectoire de 2 grands photographes de guerre, Gerda Taro et Franck Capa.

Shoah :
-Jean-Jacques Goldman : « Comme toi » La chanson d'un père à sa fille qui évoque le destin tragique d'une enfant qui n'aura pas eu la chance de vivre sa vie, puisqu'on comprend entre les lignes qu'elle fut une des nombreuses victimes de la Shoah.
-Le massacre de Babi Yar par les Einsatgruppen inspire à Dimitri Klebanov sa« Symphonie n°1 »
-Louis Chedid: « Anne, ma sœur Anne » Hommage musical à la jeune Anne Frank.
-Léo Ferré : « Monsieur tout blanc » Sur le rôle ambigu du pape Pie XII face au génocide des Juifs d'Europe.
-Alexandre Galitch : «  Kaddish » La « littérature des ravins ». Écrire sur la Shoah en URSS.
-Trust : «  Darquier » Synthèse sur la genèse et l'essor du négationnisme.

Résistance et collaboration (France)
Au micro de Radio Londres, Pierre Dac fustige "les gars de la vermine", en particulier Philippe Henriot, puis "Les fils de Pétain".
-Pierre Dac : « Tout ça, ça fait » Avec l'occupation allemande se pose la question de l'engagement. Doit-on garder le silence ou au contraire continuer à chanter, composer?
-André Dassary : « Maréchal nous voilà » Un hymne à la gloire de Philippe Pétain et du régime de Vichy.
-En 1955, Louis Aragon rédige un poème en hommage à l'engagement et au combat des FTP-MOI : Strophes pour se souvenir. En 1959, Léo Ferré met le poème en musique sous le titre de « L'affiche rouge ».
-Des femmes tondues à la Libération, tel est le sujet de la « La tondue », un morceau de Brassens qui fit scandale.
- En interprétant le poème d'Aragon "Zone libre", Fau! Chatterton célèbre la "poésie de contrebande".


Relations internationales et Guerre froide :
Guerre et paix :
-« Le soldat » d'I Am décrit le sinistre quotidien du soldat plongé dans une guerre moderne. L'ennemi est invisible et les victimes souvent des civils.
-Avec "Masters of war", Bob Dylan signe une condamnation virulente des profiteurs de guerre.
-The Fugs : "kill for peace." Kill for peace, petit chef d'oeuvre d'humour noir qui se clôt dans un vacarme d'obus et de balles.
-"Where have all the flowers gone? » Cet hymne pacifiste de Pete Seeger souligne l'absurdité des guerres.

Guerre froide
-"La java des bombes atomiques" En 1955, Boris Vian réactualise sur fond de java le bon vieux thème du savant excentrique dont il fait le en faire un joyeux concepteur de bombe atomique.

Les crises de la guerre froide
-« Korea blues » J.B. Lenoir a le blues de la guerre de Corée.
-Daniel Balavoine : « Lady Marlene », tu rêves de quitter Berlin-Est, mais le mur t'en empêche.
-Ska enfiévré de Don Drummond consacré à la crise de Cuba: "Cuban blockade".
-Morceau du Colonel Bagshot consacré la guerre des Six-Jours qui opposa, en 1967, Israël et les pays arabes alentours. « Six days war »
-Avec "Street fighting man", les Rolling Stones se font l'écho de l'agitation de la jeunesse du monde entier au cours 1968.
-Clash : "Washington bullets" Dénonciation de l'interventionnisme américain, soviétique ou chinois dans de nombreux pays du Tiers-Monde ou non-alignés pendant la guerre froide.
-"Une ville" de François Béranger revient sur le printemps de Prague et sa répression impitoyable par les chars soviétiques, en 1968.
« "Не стреляй!" ["Ne tire pas !"] » du groupe DDT revient sur l'histoire de la guerre soviétique en Afghanistan.

Le bloc soviétique :
-Nino Ferrer : « Mao et Moa » Les calembours se succèdent et font de cette chanson un gag. Quand au Grand Timonier, pas sûr qu'il ait apprécié.
-Sting : "Russians". Une chanson qui peut illustrer les derniers avatars de la guerre froide.
-Compagnon de route du parti communiste français, Jean Ferrat dresse « le bilan » critique du système soviétique.


Décolonisation et indépendances
-" Quitte le pouvoir": l'appel lancé par Tiken Jah Fakoly à tous les dictateurs africains.
-Haïlé Sélassié prononce une allocution devant l'Assemblée générale de l'ONU le 4 octobre 1963. Treize ans plus tard, Bob Marley met une partie du discours en musique. Cela donne « War ».
-Joseph Kabasele and l 'African Jazz : « Indépendance cha cha». Les colonies françaises d'Afrique noire accèdent à l'indépendance.
-Super Mama Djombo : « Sol Maior para comanda » Les colonies portugaises en Afrique accèdent enfin à l'indépendance.

Années 1960 / 1968
-Michel Delpech: "Inventaire 66" Ephéméride de l'année 1966.
-Avec "Street fighting man", les Rolling Stones se font l'écho de l'agitation de la jeunesse du monde entier au cours 1968.
-« Revolution » Ce titre des Beatles n'est pas tout à fait un appel à la révolution. Il s'inscrit néanmoins  dans une temporalité marquée par d'importants mouvements contestataires, certains profondément animés d'idées révolutionnaires.
-Dans "Grève illimitée", Dominique Grange revient sur le gigantesque mouvement de grèves qui paralyse la France à partir de la mi-mai 1968.
En mai 1968, le détournement des chansons populaires est à l'honneur. "Il est cinq heures" par Jacques Le Glou détourne ainsi le « Paris s'éveille »  de Jacques Dutronc.
-Maxime Le Forestier  popularise cette chanson consacrée à "mai 1968".
-"La faute à Nanterre" et "la révolution" ou Mai 68 vu par le physicien-chanteur (si si ça existe) Evariste.
-« A bas l’État policier » Dans ce morceau enregistré dans le contexte de mai 1968, Dominique Grange dénonce ce qu'elle considère comme la "répression aveugle" de l'Etat.
-"Paris mai." Le superbe texte de Nougaro n'incite pas à la rébellion, mais porte un regard poétique sur l'immédiat après-mai 68 et ses désillusions.
-David Bowie: « Space Oddity » 1969 :inventaire à la Prévert du foisonnement de cette année mythique.

Choc pétolier / crise économique / chômage de masse
--L'apparition du chômage de masse au cours des années 1970 entraîne des situations sociales terribles dont témoigne "Il ne rentre pas ce soir", grand succès d'Eddy Mitchell.
-Bernard Lavilliers : « Fensch vallée » 'Fensch Vallée' de Lavilliers / "Gandrange, Florange, la Lorraine industrielle n'en finit pas de mourir."
-Michel Sardou : « Ils ont le pétrole, mais c'est tout ! » MichMich propose ici une analyse géopolitique toute en nuance au temps du choc pétrolier.
-Les Enfoirés : « La chanson des restos » et « Toute la vie »

Nouvel ordre mondial :
En 1990 », la Guerre du Golfe a eu sa (belle) part de désinformation, le chanteur Jean Leloup en a aussitôt fait une chanson érotico-sarcastique.
-Abd Al Malik n'aime rien tant que la complexité. Sa chanson « 12 septembre 2001 » se veut une réponse à tout ceux qui ont vu dans les attentats du 11 septembre le signe d'un « choc des civilisations ».
 Days of fire » Titre de Nitin Sawhney sur la terreur qui s'empare de Londres dans les heures qui suivent les attentats du 7 juillet 2005.
-Keny Arkana présente à sa façon - très personnelle - le nouvel "Ordre mondial"
-"Acabar mal » : l'hymne à la rébellion du Sergent Garcia.


Mondialisation / migrations
-Dans « N.A.S.D.A.Q. », Thomas Dutronc incarne un golden boy à la vie manifestement trépidante.
-Ici, Alain Souchon se met dans la peau d'un grand patron dont l'entreprise vient de faire faillite, ce qui ne l'empêche pas de percevoir un "parachute doré".
 Patera », une chanson puissante de Dick Annegarn qui dépeint à merveille le désespoir de migrants prêts à tout pour échapper à la misère.
-Derrière le « Clandestino » chanté par Manu Chao, on reconnaît la figure du migrant venu des Suds, pour gagner la ville des Nords dans le cadre de mobilités mondialisées.
-Le 20 novembre 1989, était adoptée la Convention internationale des droits de l'enfant. A l'occasion des commémorations des 20 ans, Oxmo Puccino s'est fendu d'une chanson intitulée : « Naître adulte »


Afrique

Afrique du nord
-Slimane Azem: « Fegh ay ajrad tamurt iw » Avec la colonisation de l'Algérie, les colons font main basse sur les terres.
-Les évènements du « 17 octobre 1961 » et de la Guerre d'Algérie vus par Médine.
-Enrico Macias : « Adieu mon pays » 1962. Les pieds noirs doivent quitter l'Algérie.

Afrique de l'ouest
Sierra Leone
-Kanye West (feat. Jay-Z) : "Diamonds from Sierra Leone" Les matières premières semblent pour certains pays une malédiction alors qu'ils devraient permettre le développement. C'est le cas des « diamants de sang » en Sierra Leone.
Burkina Faso
-Thomas Sankara (1949-1987) . Sélection de quelques hommages musicaux au plus célèbre des Burkinabè.
De la Gold Coast au Ghana.
-« Birth of Ghana » Lord Kitchener, le roi de la calypso, célèbre l'indépendance du Ghana.
-Hommage d'E.T. Mensah, roi du highlife, à « Kwame NKrumah », le chef du nouvel Etat ghanéen.
Côte d'Ivoire.
-Alpha Blondy : « Jah Houphouët » Célébration en reggae de Félix Houphouët Boigny, à la tête de la Côte d'Ivoire de 1960 à 1993.
Sénégal.
-Ouza et ses Ouzettes rendent un vibrant hommage à « Lat Dior », le héros national au Sénégal qui offrit une vive résistance à la pénétration française en Afrique de l'ouest.
Guinée Bissau
-Chanson de l'Orchestra Baobab en l'honneur d'Amilcar "Cabral", le héros de l'indépendance de la Guissée Bissau.
Guinée :
-Le sublime morceau « Mandjou » des Ambassadeurs Internationaux  est un hommage musical à Sékou Touré, héros de l'indépendance guinéenne, devenu dictateur sanguinaire.
Nigeria
-"ITT" est titre dans lequel Fela - le roi de l'Afro-beat - accuse une grande firme internationale de piller les ressources pétrolières du Nigeria.

Afrique centrale :
Congo, Zaïre, RDC
-African Jazz : « Table ronde » Dans le Congo de Léopold II, le scandale du caoutchouc rouge laisse du « sang sur les lianes ».
-Vincent Courtois et Ze Jam Afane : "L'arbre Lumumba" Une chanson qui aborde deux sujets qui ne sont pas liés en apparence, la déforestation sauvage en Afrique centrale et l'assassinat de Patrice Lumumba.
-Lord Brynner : "Congo war" ou les difficultés du Congo juste après l'indépendance, entre guerre froide et tendances sécessionnistes.
-Baloji : "Tout ceci ne vous rendra pas le Congo » Un rap pour comprendre l'histoire récente du Congo, devenu Zaïre sous Mobutu, puis redevenu le Congo.
Gabon :
Centrafrique :
-Tropical fiesta : « Révérence à nos souverains » Le 4 décembre 1977 est le jour du sacre de Bokassa qui s'autoproclame empereur du Centrafrique.
Rwanda :
-BlackSad: "Rwanda" Sur la genèse du génocide des Tutsi au Rwanda.

Afrique australe
Zimbabwe
-Bob Marley : « Zimbabwe » Célébration musicale de l’indépendance du Zimbabwe.
-« South-West of Rodhesia » Trois morceaux de reggae pour évoquer l'histoire chaotique de la Rhodésie (future Zimbabwe).
 Matsosi » Un morceau de la Zimbabwéenne Chiwoniso évoquant la corruption et le népotisme qui gangrène son pays.
Afrique du Sud
-A partir de 1948, un régime politique raciste s'impose en Afrique du Sud. Le "Johannesburg" Gil Scott Heron  dénonce ce système. Pour Alpha Blondy, aucun doute, « Apartheid is nazism ».
-« Mandela Day des Simple Minds » évoque l'interminable incarcération de Nelson Mandela....et surtout célèbre sa libération.
-« Free Nelson Mandela » En 1984, les Specials réclament la libération de Nelson Mandela. Le titre remporte un succès considérable.
-Johnny Okosun : « Fire in Soweto ». Reggae consacré aux émeutes qui embrasèrent les townships en Afrique du Sud au temps de l'apartheid.
-En 1980, Peter Gabriel popularise auprès du public occidental la cause de la lutte anti-apartheid au travers d’une chanson hommage à Steve "Biko" , un militant anti-raciste assassiné par le régime.
 Asimbonanga » par Johnny Clegg est un titre hommage à Nelson Mandela et véritable hymne de la génération anti-apartheid.

Afrique de l'Est
Ethiopie :
-En pleine période reggae, Serge Gainsbourg compose "Negusa Nagast" en hommage au Ras Tafari éthiopien.
Somalie :
-K'Naan : « Somalia » Description sans fard des conditions de survie des jeunes Somaliens.

Asie
Arménie :
-Les Aznavourian, un parcours migratoire dans le monde chaotique de l'après grande-guerre. « L'émigrant »

Vietnam :
-Country Joe McDonald : « Agent orange song » Sur l'épandage de l'agent Orange lors de la guerre du Vietnam.

Océanie
Australie :
-Johnny Cash: "Ned Kelly" Chanson sur le célèbre bushranger australien.

Amérique centrale
Cuba
-"Zamba del Che". Hommage de Victor Jara et des Skatalites  ("Fidel Castro") à deux grandes figures de la révolution latino-américaine.
Jamaïque
-En réponse aux violences racistes endurées par les Afro-Américains, « Marcus Garvey » se montre favorable à un séparatisme noir et milite pour un « retour » en Afrique. Ses prophéties trouvent un grand écho chez les rastas jamaïcains.
-"I love king Sélassié" La déclaration d'amour de Black Uhuru à Haïlé Sélassié, l'empereur d'Ethiopie considéré comme une divinité par les rastas.
Mexique :
-Lila Downs : « El bracero fracasado ». Une description des pérégrinations mouvementées d'un migrant mexicain confronté à toutes sortes de dangers.
 Frijolero » Cette chanson du groupe de rock mexicain Molotov propose un aperçu radical des rapports et des représentations qu'ont les habitants de part et d'autre de la frontière Etats-Unis/Mexique.
Haïti :
-Les fils de joie  chantent « Tonton macoute ». Ce terme désignait les redoutables milices du dictateur haïtien François Duvalier.


Amérique latine
-« Ya Basta !» est sans doute le titre le plus célèbre de Yupanqui. Il y dénonce la mainmise des Etats-Unis sur l'Amérique latine.
-Altahualpa Yupanqui : « Campesino » Evocation poétique du rude quotidien du paysan travaillant sa terre du matin au soir.
-Altahualpa Yupanqui : "Duerme negrito". Description des dures conditions d'existence des petits cultivateurs indiens ou noirs en Amérique latine.
-Violeta Parra : « Que dira el Santo Padre » L’Église des pauvres et sa répression en Amérique latine.

Argentine :
-Ruben Blades : « Desapariciones » La dictature argentine fait régner la terreur dans le pays et pratique les enlèvements.
-"Los dinosaurios." de Charly Garcia décrit les conditions d'existence épouvantables des Argentins durant les années de dictatures (1976-1983).
-Robert Wyatt : « Shipbuilding » Merveilleux titre sur la guerre des Malouines.
-« Victoria » Dans ce titre, Keny Arkana revient sur la situation de son pays d'origine : l'Argentine. Elle évoque la difficulté à vivre dans un pays pourtant riche et où les inégalités sociales sont immenses.

Brésil :
-Olodum: « Revolta » Une plongée dans le Sertaõ de la fin du XIX° s., lorsque les mouvements prophétiques donnaient du fil à retordre aux autorités brésiliennes.
-« Mulher rendeira » Partons à la découverte de Lampião et des cangaceiros, les bandits du Nordeste brésilien.
-Chico Buarque : « Funeral de um lavrador » Description émouvante de l'enterrement d'un pauvre hère qui n'a pour tout bien que la fosse dans laquelle il repose.
-Luis Gonzaga : « Asa brança » Le roi du baião décrit une de ces terribles sécheresses qui s'abattent à intervalle irrégulier sur le sertão brésilien.
 Construçao ». Sublime chanson de Chico Buarque consacrée à la construction de Brasilia par une armée d'ouvriers nordestins.

Uruguay :
« Adagio de mi pais » Alfredo Zitarrosa, le chanteur national, rend ici un hommage émouvant à l'Uruguay et son peuple.

Chili :
-A Puerto Montt, au Chili, le 9 mars 1969, 250 policiers font irruption dans un camp de fortune occupé illégalement par quelques familles... Le massacre inspire « Preguntas port Puerto Montt » à Victor Jara.
 Pinocho » Cette petite comptine du chanteur-poète Carlos Mejia Godoy dénonce l'inféodation du dictateur chilien Pinochet aux Etats-Unis, dont il ne serait que la marionnette.

Amérique du Nord
Canada :
-Java : « Mots dits français » Morceau très drôle la persistance de l'usage du français au Québec.

Etats-Unis
« This land is your land »: Un pays à construire / un modèle idéologique
-"With god on our side". Chanson grinçante de Bob Dylan sur la manière dont les Américains écrivirent leur histoire.
-« This land is your land » de Guthrie est une ode à l'Amérique, en tout cas celle de Woody, donc pleinement populaire.
-Arthur H :« le chercheur d'or » La découverte de pépites d'or en Californie provoque une véritable ruée vers l'or.
-The Band : « The night they drove Old Dixie down » offre le point de vue d'un sudiste particulièrement éprouvé par la guerre de sécession américaine dont nous tenterons d'identifier les principales caractéristiques.
-Irving Kaufman : « Don't bite the hand that's feed you » Début XX° s. le racisme anti-immigrés bat son plein aux Etats-Unis.
 Monkey Trial » Le « procès du singe » de 1925 aux États-Unis.
-Baba Brinkman: « Creationist cousins » Rap anti-créationniste savoureux qui permet de revenir sur le procès du singe qui permit de ridiculiser les tenants d'une interprétation littérale de la Bible.
-« The senator McCarthy blues » Alors que le monde entre dans la guerre froide, une terrible chasse aux sorcières (communiste) débute aux Etats-Unis.
-West Side Story : "America" Sur la fascination des migrants du monde entier pour le modèle américain. Mais un modèle qui n’est pas toujours facile à vivre, où, lorsqu’on n’est pas de la bonne couleur de peau, l’american dream est plus difficile à réaliser.
-"Born In The USA" (1984) Reagan se servit de cette chanson au cours de sa campagne électorale car il y voyait un titre patriotique. C'était bien mal connaître Bruce Springsteen.

Politique et société américaine :
-Bob Dylan : "Blowin' in the wind". Comme le dit Joan Beaz : «La plupart des protest songs parlants de la bombe et des préjugés raciaux sont stupides parce qu'ils n'ont aucune beauté. Ceux de Bob sont puissants comme la poésie et la musique même. »
-"The time they're A-Changin'". A l'aube des sixties, Bob Dylan décrit avec une rare lucidité le fossé qui se creuse entre les générations. Incontestablement, « les temps sont en train de changer ».
-"Talkin' John Birch Paranoid Blues » Bob Dylan écrivit ce titre à propos de la John Birch Society, une organisation politique ultra-conservatrice fondée en 1958, pour combattre la "menace communiste" aux Etats-Unis.
-L'assassinat de John F. Kennedy suscite un immense émoi.« Assassination » des Dixie Nightingales est un hommage au président défunt.
-Lou Reed :« The day that John Kennedy died » L'assassinat de J. F. Kennedy provoque une terrible onde de choc dans le monde entier.
-Les Skatalites consacrent un de leurs instrumentaux au sulfureux « Jack Ruby », mystérieux assassin du meurtrier présumé de John F. Kennedy.
-Une des grandes chansons politiques des années pré-soixante-huitardes est un montage de Paul Simon datant de 1966 et intitulé :« 7 o' clock / silent night »
-Crosby Still Nash and Young : « Chicago » En marge de la convention démocrate qui se tient à Chicago en août 1968, les opposants subissent une terrible répression.
-« Fuck Donald Trump » Une charge contre Donald (coin coin) Trump.

Guerre du Vietnam :
-"Vietnam blues (1966). Un titre poignant de J.B. Lenoir, le chroniqueur impitoyable d’une Amérique brutale.
-Country Joe and the Fish : « I feel like I'm fixin' to die rag » L'ironie mordante de Country Joe McDonald fait mouche pour dénoncer le bourbier vietnamien. [tombé en analyse de document au bac ES/L 2015]
-La "Ballad of the green berets" ou la guerre du Vietnam vu du côté des va-t-en guerre.
-« Lyndon Johnson told the nation » « Nous n'avons pas de boulot pour toi ici / alors nous t'envoyons au Vietnam . » Tel est le message du président américain... en tout cas lorsque Tom Paxton le fait parler. 
-Nina Simone : "Backlash blues". Mise en chanson d'un poème de Langston Hughes pour lequel l'enlisement au Vietnam constitue un bon prétexte pour faire lanterner les Noirs en pleine lutte pour les droits civiques.
-Creedence Clearwater Revival  Mieux vaut être un "fortunate son" pour échapper à la guerre du Vietnam.
-"Ohio" (1970) Crosby, Still, Nash and Young raconte la fusillade qui endeuilla un campus universitaire.
-"War". Dénonciation puissante de l'enlisement américain au Vietnam signée Edwin Starr.

Black America :
« Strange fruit »
 John Brown's body » Célèbre chanson contestataire sur l'épopée fascinante d'un abolitionniste acharné qui tenta d'éradiquer l'esclavage par la force.
-Oscar Brown Jr : « Forty acres and a mule » A la fin de la guerre de Sécession, le temps de la Reconstruction a sonné. Mais pour les Noirs du Sud, tout juste affranchis, la situation reste très difficile.
-Rédigé dans une langue élégante et interprété avec brio par Billie Holiday, « Strange fruit » dépeint avec une grande subtilité l'horreur des lynchages.
-"Klan" est une charge Gil Scott Heron contre le Ku Klux Klan
-Big Bill Broonzy : "Black, brown and white". Le bluesman Big Bill Broonzy dénonce les discriminations dont sont victimes en premier lieu les Afro-Américains : « Si tu es blanc, ça va/ si tu es beige, passe encore/ mais si tu es noir, dégage ! ».
-Le retentissant procès de Scottsboro s'inscrit dans le contexte de la Grande dépression. Harper Lee s'inspire de cette affaire dans son roman « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur s'inspire en partie. Leadbelly en fait un blues : « Scottsboro boys »
-« The death of Emmet Till » : Un des plus puissants morceaux de Bob Dylan consacré au lynchage retentissant d'Emmet Till en 1954.
-"Too many martyrs". Chronique des assassinats d'Emmet Till et Medgar Evers, deux crimes racistes retentissants.
- "Only a pawn in their game". (1963) L'assassinat de Medgar Evers, militant en faveur des droits civiques inspire un protest song à Dylan.
-Charles Mingus : « Fables of Faubus » Une charge puissante contre le gouverneur de l’Alabama qui refusa en 1957 l’intégration de 9 lycéens noirs dans un établissement scolaire de Little Rock.
-Au cours des années 1960, le racisme gangrène les États du Sud des États-Unis. Cette situation inspire aux artistes des réponses musicales éloquentes : John Coltrane : « Alabama », Nina Simone : « Mississippi Goddam », J.B. Lenoir :« Alabama blues », "Alabama" de Neil Young.
-En 1963, les violences racistes de Birmingham, Alabama, se soldent par la mort des quatre fillettes dans l'attentat visant l'église baptiste de la 16ème rue. La chanson « Birmingham Sunday » revient sur cet épisode dramatique.
-Freedom Singers : "In the Mississippi river". Les SNCC freedom singers écrivent et interprètent ce titre après l'assassinat de trois jeunes militants des droits civiques dans le Mississippi en 1964.
- Les Skatalites : "Malcolm X" et Earl Sixteen : "Malcolm X" Le 16 février 1965, Malcolm X est abattu de seize balles tirées à bout portant.
-« The prayer » de Ray Scott est un portrait au vitriol de George Wallace, le gouverneur ségrégationniste de l'Alabama.
-Bob Dylan : Chanson en hommage à « George Jackson »
-Nina Simone : « Why the king of love is dead ? » Pourquoi a-t-on tué le « roi de l'Amour » (Martin Luther King) ?
-« Cryin' in the streets » Telle fut la réaction désespérée de nombreux Afro-américains à l'annonce de l'assassinat de Martin Luther King, le 4 avril 1968.
-Retour sur le drame d'Attica avec un morceau d'Archie Shepp : "Attica blues".

A change is gonna come
"A change is gonna come". L'hymne plein d'espoir de Sam Cooke en faveur des droits civiques.
-Nina Simone : « I wish I knew how it would feel to be free » 
-Dans le sud des Etats-Unis des années 1960, la discrimination raciale sévit partout, y compris dans les bus. Mais pour Betty Fikes, pas question de retourner dans « The back of the bus »
-Mavis Staple : « I should not be moved » Les 1er et 2 février 1960, les 4 de Greensboro occupent les tabourets du comptoir de la cafétéria du magasin Woolworth de Greenwood qui refusent de servir des Noirs.
-Phil Ochs : "Freedom riders". (1962) Les « voyageurs de la liberté » tentent de mettre un terme au racisme qui sévit dans les bus inter-étatiques.
-Bob Dylan : « Oxford Town » Chanson puissante de Bob Dylan consacrée à la difficile inscription d’un étudiant noir dans une université ségréguée du sud des Etats-Unis, en 1962.

« Black and Proud »
-Là où le blues incitait plutôt à courber l’échine en dépeignant l'oppression des Noirs du sud des EU, la soul adopte très tôt un ton revendicatif. La preuve avec « Message from a black man » des Temptations.
-James Brown : "Say it loud!" Dans l’Amérique des années 1960, chantez « Dites le haut et fort: Je suis noir et j'en suis fier » n’a rien d’anodin.
-Marlena Shaw : "Woman of the ghetto". Après des décennies de soumission , le titre s'inscrit dans le mouvement de fierté noire assumée (black pride). Il peut être considéré comme le pendant féminin du "say it loud" de James Brown.

Un pays en crise : désindustrialisation / ghettos / émeutes
-Bruce Springsteen : « The ghost of Tom Joad » Evocation par le boss de la grande misère affectant de nombreux habitants du pays le plus riche du monde.
-Billy Joel : « Allentown » Quand les usines ferment et deviennent des friches. De la manufacturing belt à la rust belt.
-Martha and the Vandellas : « Dancing in the street » Ce titre soul a priori inoffensif s'impose comme un véritable hymne lors des émeutes qui embrasent les ghettos américains à partir de l'été 1964.
-Grand Master Flash and the Furious Five : "The Message » Bienvenue dans un univers où règne la drogue, la prostitution, la misère, l'ennui rythmé par la télévision, la violence, l'injustice.
-Ben Harper : « Like a King » Le passage à tabac de Rodney King provoque des émeutes de très grande ampleur à Los Angeles.

Detroit :
-Albert King: « Cadillac assembly line » Sur les traces de la « Grande migration » et du blues, à travers l'exemple de Detroit.
-Maurice Sugar : « Soup song » Les usines Ford à Detroit sont le théâtre d'intenses luttes sociales. Grèves et manifestations s'y font en chansons.
-Les "grèves de la haine" et les émeutes de Detroit en 1943 inspire un blues poignant à John L. Hooker John Lee Hooker: « Motor city burning »
-Juillet 1967, Detroit s'embrase. Le MC5  confirme avec « Motor city is burning »
-Le lent déclin (économique et démographique) de Detroit, le White flight inspirent « Run Charlie run » aux Temptations, les soulmen du cru.
-« Imported from Detroit » Vivre dans une ville rétrécissante (shrinking city).

Europe
Construction européenne :
-"Göttingen" La réconciliation franco-allemande vue par Barbara.
-Les accords de "Schengen" créent un espace de libre circulation au sein de l'espace du même nom et inspirent ce titre au chanteur Raphaël.

Allemagne :
-A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, de nombreux nazis parvinrent à fuir en Amérique latine, ce qui inspire « SS in Uruguay » à Serge Gainsbourg.
 Die partei hat immer recht » « Le parti (communiste est-allemand) a toujours raison ». Enfin c'est ce qu'il affirme dans cette chanson de propagande.

Irlande:
-L'énorme tube de U2, « Sunday bloody sunday », est une dénonciation des violences perpétrées dans la cadre du conflit nord-irlandais.
-Une fois arrivés à destination, les immigrants Irlandais occupent les postes les plus ingrats. La version de la chanson traditionnelle « Poor Paddy on the railway » interprétée par The Pogues, évoque l'existence difficile d'un Irlandais obligé de travailler sur les lignes de chemins de fer en construction en Angleterre (Liverpool, Leeds...).
-La "maladie de la pomme de terre" entraîne une terrible famine qui tue et précipite sur les chemins de l'exil des milliers d'Irlandais. « Dear old Skibbereen » chantée par Sinead O'Connor nous permet de revenir sur ce drame national.
-Les navires qui transportent les migrants irlandais aux Etats-Unis sont de véritables mouroirs. C'est le sujet du « Thousands are sailing » des Pogues.
-La chanson « No Irish need apply » ("pas besoin d'Irlandais") illustre l'hostilité des Américains de "souche" envers les nouveaux venus.
-Keane : « A bad dream » L'Irlande, la grande guerre et ses poètes.

Royaume Uni :
-Clash: "London's Burning" Du grand incendie de Londres en 1666 à celui de la Grenfell tower (2017).
-Avec "Miss maggie" , le portrait à charge de Margaret Thatcher, Renaud faillit un provoquer un incident diplomatique.
-The Clash : « London calling » Quel rapport entre ce titre emblématique du mouvement punk et Fukushima ? Pour le savoir, il faut remonter le temps jusqu'à cette fin des années 70, quand l'album éponyme enregistré par le groupe secoua le monde du rock.
-"God save the queen". Le brûlot punk provoqua un immense scandale outre-manche et assura la notoriété immédiate des Sex Pistols.
-Les années Thatcher en chansons : l'avènement. (LKJ : « Sonny's lettah »)
-L'Angleterre en crise (2) : retour sur les émeutes d'août 2011.
-« Andrew Lansley Rap » Morceau de NxtGen  consacré à la réforme du système de santé (NHS) britannique voulue par le gouvernement de David Cameron.

Italie :
-Dans "La Cosca", Akhenaton raconte la vie d'un membre de la Mafia. En le suivant, nous découvrons l'histoire de cette organisation.
-A Reggio Emilia, lors d'une de ces manifestations, la police tire sur les manifestants. Aussitôt, le chanteur-compositeur Fausto Amodei écrit sa plus célèbre chanson, qui deviendra un hymne pour toute la gauche italienne : "Per i morti di Reggio Emilia"

Portugal :
-La diffusion à la radio de la chanson "Grandola vila morena" de José Afonso marqua le signal de la Révolution des œillets au Portugal.

France :

Néocolonialisme et Françafrique :
 Françafrique » de Tiken Jah Fakoly fustige la « politique africaine de l'Elysée » de soutien à des régimes corrompus.
-"Survie" par Dub Incorporation. Dénonciation de la connivence entre la France et les chefs d'État africains.
-Entre 1963 et 1982, la D.D.A.S.S. de la Réunion transféra 1 600 enfants en métropole. Cette opération inspira « Béber » à Danyel Waro.
-La décolonisation ne rime pas toujours avec indépendance comme le constate François Béranger dans "Mamadou m'a dit."
-Un titre enjoué de Tryo sur les réseaux françafriquains et la « Pompafric » [avec en prime une imitation assez réussie de Jacques Chirac]
-Fréquences éphémères : « La grosse commission » Dénonciation des réseaux de la Françafrique.
-Quand l' « Armée française » multipliaient les interventions en Afrique. Un titre d'Alpha Blondy.

Vie politique :
-A l'annonce de la mort de "Jaurès", des milliers d'ouvriers descendent sur les boulevards parisiens avec une seule question sur toutes les lèvres: "pourquoi ont-ils tué Jaurès?". Brel rend ici un bel hommage au tribun socialiste.
-« Que Marianne était jolie». Michel Delpech consacre sa chanson à Marianne, l'allégorie de la France républicaine.
-« Si j'étais président » « Je nommerais bien sur Mickey premier ministre », affirme Gérard Lenorman. Les Américains, eux, ont choisi Donald. Les Français, eux, optent pour Charles, Georges, Valéry, François, Jacques, Nicolas, François bis, Emmanuel...
-Boris Vian : « Le déserteur » Les couplets pacifistes de ce pamphlet antimilitariste provoquent un immense scandale et entraînent rapidement l'interdiction pure et simple de la chanson.
-La Tordue : "Paris, oct 61". « Ici on noie les Algériens ».
-Déclaration d’amour de Gibert Bécaud à Charles de Gaulle. Pour le chanteur aucun doute, « l’homme du 18 juin », "Tu le regretteras."
-Pompidou reprend « Cactus » de Jacques Dutronc à son compte.
-Fatals Picards : « Mon père était tellement de gauche / que quand est tombé le mur de Berlin / Il est parti chez casto pour acheter des parpaings. "
-"Le coup de Jarnac » Composition de Jean Louis Murat consacrée aux obsèques de François Mitterrand.
-La sortie (de route) de Jacques Chirac sur  « Le bruit et l'odeur » inspire à Zebda une chanson mordante.

Société / Immigration /économie / sexualités:
-Sefyu : "La 3ème guerre" Un rap pour remettre les pendules à l'heure : sur le rôle des troupes coloniales dans la Libération du pays, puis sur celui des immigrés dans la reconstruction de la France.
-Une "Tranche de vie" de François Béranger marquée par le travail aliénant de l'usine et la guerre d'Algérie.
-Composée en 1956, "la complainte du progrès" de Boris Vian est une critique très drôle de la société de consommation et ses dérives.
-Les Charlots : "Merci patron." Derrière cette chanson rigolarde et bon enfant se cache une intéressante vision de la vie ouvrière de la fin des trente glorieuses comme de la lutte des classes telle qu’on la voit au début des années 70.
-Jacques Dutronc : "Le petit jardin" Quand la spéculation immobilière transforme les villes.
-Gilbert Bécaud : « Dimanche à Orly » > Orly (France)
-Jean Roger Caussimon : "Les milices". Description glaçante d'une société malade.
-"Lily" de Pierre Perret ou la chronique sans fard du racisme ordinaire.
-"Hexagone." Avec ce titre rageur, Renaud se lance dans une dénonciation en règle de tout ce qu'il exècre. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que tout le monde en prend pour son grade.
-Avec "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », Jean Yanne se livre à une satire féroce des médias de son époque et à une démolition en règle de la société de consommation effrénée du début des années 70.
-Julien Clerc : "L'assassin assassiné". Chanson contre la peine de mort.
-Carte de déjour : « Douce France » Les "jeunes issus de l'immigration" se trouvent au cœur de la campagne présidentielle 1981.

Monde rural / agriculture / exode rural
-Jean-Louis Murat: "Chacun vendrait des grives" Le dépeuplement des campagnes françaises (en particulier le Massif Central).
-Jean Ferrat: "La montagne" > L'exode rural.
-Beau morceau de Bertrand Burgalat consacré à "la diagonale du vide" et aux espaces de faibles densités.
-Kamini: "Marly-Gomont" Vivre dans un espace de faibles densités.

Démographie / Sexualités :
-Montéhus : "La grève des mères" Les courants natalistes s'inquiètent de la chute de la fécondité à la Belle Epoque. Les nouveaux-nés ne sont-ils pas les futurs soldats qui permettront de récupérer les « provinces perdues » ?
-Antoine narre l'histoire d'une mère de famille contrainte d'enchaîner les grossesses forcées. Pour le chanteur , aucun doute, la responsable, c'est « La loi de 1920 »
-Le facétieux Zanini chante "Tu veux ou tu veux pas", un morceau qui témoigne d'une certaine forme de libération des mœurs à partir de la fin des années 1960.
-« Rouvrez les maisons (closes)» Tel est le cri du cœur de Jean Yanne.

Jeunesses :
-Au début du XX°me siècle à Paris, des bandes de jeunes gens font l'objet de campagnes de presse virulentes. Ces apaches, inspirent de nombreuses chansons à Aristide Bruant (« Chant d'apaches », « Chez les apaches »)
-Johnny Hess : « Ils sont zazous » > Le phénomène zazou.
-Renaud: "Laisse béton" > le phénomène des blousons noirs.
 L'idole des jeunes » de Johnny Hallyday témoigne de l'émergence d'une culture jeune et du phénomène yéyé au cours des années 1960.


Problèmes de mémoires :
-Hocus Pocus : "Quitte à t'aimer" Déclaration d'amour (un peu désabusée) à la France qui peine à assumer son passé de puissance négrière.
-« Des problèmes de mémoire ». Un morceau de Rocé qui nous plonge en pleine "guerre des mémoires".
-Médine: « Alger pleure » La guerre d'Algérie et ses mémoires.

Femmes / féminisme
 Mulheres de Atenas » Ce que veut dire être une femme dans le monde grec antique. Sublime morceau de Chico Buarque.
-"La complainte de Violette" Quand la France se passionnait pour le cas Violette Nozière, l'empoisonneuse parricide.
-Les Rosies, sont-elles des figures du féminisme ?
-Michel Sardou : « Etre une femme » La place réelle ou supposée des femmes dans la société française des années 80.

Faits divers / bandistisme / criminalité / répression
 La complainte de Mandrin » Louis Mandrin : bandit fiscal, bandit social.
-« Sans contrefaçon » Quand Mylène Farmer enfile les habits du chevalier d'Eon.
-Aristide Bruant : « A Biribi » dans l'enfer des bagnes coloniaux.
 La complainte de bouvier l'éventreur » Vacher l'éventreur : criminologie, psychiatrie et justice à la Belle Epoque.
-Joe Dassin se souvient de 'La bande à Bonnot", les « premiers bandits en auto ».
 Landru » reste un des tueurs en séries les plus illustres. Charles Trenet lui consacre une chanson.
-Svinkels : « Le corbeau » de Tulle calomnie à longueur de courriers et sème la zizanie dans la ville. Ce fait divers inspirera un chef-d’œuvre à Clouzot.
-« Ne m'appelle pas Scarface, mon nom est "Al Capone" »: C. A. P. O. N. E.
-« Maudite clochette » Le terrible crime des sœurs Papin inspire cette chanson à Juliette.
-Maxime Leforestier : « La vie d'un homme » : Pierre Goldman (1944-1979).
-The Smiths: « Suffer little children » Une chanson à propos d'Ian Brady et Myra Hindley, les tueurs de la lande.

Sports et loisirs :
-Benoît Charest: « Tour de France » La grande boucle est plus que centenaire, cela méritait bien un petit retour en arrière, non ?
-Queen : «  We are the champions » La naissance et le développement du rugby.
-« El Mundial ». L'organisation du mondial de football en Argentine donne l'occasion à la junte militaire au pouvoir de redorer son blason, tandis que les tentatives de boycott des opposants échouent.
-Andrex : « Le pêcheur au bord de l'eau » L'essor de la pêche à la ligne s'inscrit dans les « balbutiements d'un temps pour soi. » (Corbin)


Environnement, écologie, pollution, catastrophes :
-« Le zouave  du pont de l'Alma » et la grande crue de la Seine en 1910.
-Thomas Fersen: « Ne pleure plus » La crue de la Seine en 1910 et celle (de moindre ampleur et notoriété) de la Charente en 1982.
-La grande crue du Mississippi inspire inspire "Louisiana 1927" à Randy Newman.
-« Boll Weevil blues » En ravageant les plantations de coton du sud des Etats-Unis, le charançon provoque misère et désolation.
-Papa cloudy's restaurant : « Overfishing song » Un exemple de surpêche dans l'estuaire de la Gironde avec les captures, puis l'éradication du poisson aux œufs d'or (de l'esturgeon).
-Le 16 mars 1978, l'échouement de l'Amoco Cadiz provoque une marée noire gigantesque.
-A la Réunion, la « crise requin » sème la discorde. (John Williams : « Les dents de la mer »)
-"Ninth Ward" d'Emmanuel Jal s'intéresse à un quartier de la Nouvelle-Orléans particulièrement touché lors du passage de l'ouragan Katrina en 2005, le South Ninth Ward.
-Feu Chatterton!: "Côte concorde" Le naufrage du Costa Concordia.

Tout pour la musique :
-Louis Armstrong : « Go down Moses » Avec une impressionnante capacité d'adaptation, les esclaves noirs américains transformèrent les hymnes baptistes et méthodistes en des chants religieux mêlant les origines africaine et européenne, donnant naissance aux negro spirituals.
-« Parchman prison farm blues » ou comment le chain gang américain forgea la résistance musicale.
-Quand la bossa nova déferlait sur le Brésil du président Kubitschek.
-Staple Singers : « Respect yourself » Stax ou la magie du Memphis sound.
-A Muscle Shoals, "seul le groove comptait". Direction le Sud des Etats-Unis pour découvrir l'histoire des fabuleux studios « FAME ».
-Eagles: "Hotel California"Pour une histoire du rock par ses chambres d'hôtel.
-Big Brother and the Holding Company: "Ball and chain" Quand l'acid rock, faisait vibrer la baie de San Francisco.
-Composition de Joni Mitchell consacrée au festival de « Woodstock ».
-Funkadelic :« Maggot Brain » ou les prémices du lent et long déclin de Detroit. Visite musicale de la Motor City.
-Quand la northern soul galvanisait la jeunesse anglaise.

Visite guidée :
-Beatles : « Penny Lane » > Liverpool (Royaume Uni).
-« You'll never walk alone » > Liverpool (Royaume-Uni)
-The Pogues : « White city » >Londres (Royaume-Uni)
-Brixton : « Guns of Brixton » > Brixton (Londres, Royaume-Uni)
-The Pogues : « Dirty old town » > Salford à Manchester (Royaume-Uni)
-« Where the streets have no name » > Belfast (Irlande du Nord)
-David Bowie : « Heroes » > Berlin (Allemagne)
-U2 : « Zoo station » > Berlin (Allemagne)
-Gilbert Bécaud : « Nathalie » > la place rouge à Moscou (Russie)
-Jay-Z : « Empire state of mind » > New York (Etats-Unis)
-Bruce Springsteen : « American land » > Ellis Island (Etats-Unis)
-Patrick Bruel: « Place des grands hommes » Visite au Panthéon et à ses prestigieux pensionnaires.
-Pierre Bachelet : « les corons » « La terre, c'était le charbon (…) / Les hommes, des mineurs de fond »
-Baptiste Trotignon et Christophe Miossec: ""Palavas" La mission Racine aménage le littoral languedocien (Palavas-les-Flots, la Grande Motte). Les moustiques cèdent la place aux touristes.
-Jacques Douai : « Au port du Havre » > Le Havre (France)
-Cergy par Anis >Cergy (Val d'Oise, France)
-Charles Trenet : « Le jardin extraordinaire » > le jardin d'agronomie tropicale. Bois de Vincennes. (Paris, France)
-François and the Atlas Moutain :  « Royan » >Si tu vas à ... Royan. Visite d'une ville à l'histoire mouvementée, tour à tour "perle de l'Océan", poche de l'Atlantique, champ de ruines et laboratoire architectural des années 1950.

Varia :
-Isabelle Adjani :  « Ohio  » Pourquoi ne pas réviser la géographie des Etats-Unis en écoutant cette chanson loufoque.
-Dans « Bac ABCD », la chanson du dimanche propose quelques conseils aux futurs bacheliers.
-« We didn't start the fire » Chanson de Billy Joel en forme de chronologie, dans laquelle le chanteur énumère personnages et événements entre 1949 et 1989. [donc très utile pour réviser]
-Lightnin' Hopkins: "Happy blues for John Glen" Hommage musical au cosmonaute John Glen.