vendredi 16 mai 2008

36. Jacques Le Glou:"Il est cinq heures".

"Les 403 sont renversées" (lalalalalalala).....

Le détournement des chansons populaires est à l'honneur en mai 68; des textes révolutionnaires se substituant aux paroles d'origine. Ici, Jacques Le Glou détourne le "Paris s'éveille" de Jacques Dutronc, qui vient de remporter un gros succès.

Pochette du disque du "Paris s'éveille de Dutronc.

Ici, l'utopie est en marche, "le vieux monde va disparaître". Le Glou célèbre ici le Paris révolutionnaire, où les barricades se dressent fièrement, celui de 1871. Les Parisiens révoltés de mai 68 sont les dignes héritiers des Communards. Les monuments parisiens sont à nouveau incendiés ("la place Vendôme n'est que fumée"). Partout, les combats font rage, les étudiants de mai résistent, "Les maquisards sont dans les gares".

Les rapports hiérarchiques sont mis à mal, les forces de l'ordre exterminées ("Les flics sont sans merci pendus").L'anarchisme triomphe enfin ("Les ouvriers, sans dieu, sans maître / autogestionnent la cité.").



free music


« Il est cinq heures »

Paroles de Jacques Lanzman, musique de Jacques Dutronc, détourné par J. Le Glou

Les 403 sont renversées,
La grève sauvage est générale,
Les Fords finissent de brûler,
Les Enragés ouvrent le bal.

Il est cinq heures, Paris s’éveille. (bis)

Les blousons noirs sont à l’affût,
Lance-pierres contre lacrymogènes,
Les flics tombent morts au coin des rues,
Nos petites filles deviennent des reines.

La tour Eiffel a chaud aux pieds,
L’Arc de Triomphe est renversé,
La place Vendôme n’est que fumée,
Le Panthéon s’est dissipé.

Les maquisards sont dans les gares,
À Notre-Dame on tranche le lard,
Paris retrouve ses fêtards,
Ses flambeurs et ses communards.

Toutes les Centrales sont investies,
Les bureaucrates exterminés,
Les flics sont sans merci pendus
À la tripaille des curés.

Le vieux monde va disparaître,
Après Paris, le monde entier.
Les ouvriers, sans dieu, sans maître,
Autogestionnent la cité.

Il est cinq heures,
Le nouveau monde s’éveille.
Il est cinq heures,
Et nous n’aurons jamais sommeil.

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