vendredi 26 août 2011

242. NxtGen : "Andrew Lansley Rap" (2011)




[Caricature de Steve Bell parue dans le quotidien The Guardian. Lansley et Cameron en train d'opérer le NHS...]








Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, l'actualité du Royaume-Uni cette année ne s'est pas limitée à un mariage princier censé faire oublier tous leurs soucis aux sujets de Sa très gracieuse majesté. Scandale des écoutes téléphoniques, coupes budgétaires sans précédent, croissance économique en berne, ... ont également fait la une de l'actualité. Le Royaume-Uni, à l'image d'autres pays, traverse une crise sociale. La violence des récentes émeutes a montré que cette crise était profonde et pouvait devenir très problématique.

Sur l'histgeobox, nous avons choisi d'aborder plusieurs aspects de cette crise au travers de l'étude de quelques titres. Nous vous proposons ainsi un article faisant le tour des questions au cœur des récentes émeutes. Quelques titres nous aiderons à y voir plus clair. LienMais dans un premier temps, nous voudrions revenir avec vous sur l'un des sujets les plus sensibles des réformes proposées par le gouvernement de coalition libéral-conservateur au pouvoir depuis l'an dernier : la réforme du système national de santé, le fameux NHS.

L'idée nous est venue au printemps en découvrant [Un grand merci à Pierre Raingeard pour la découverte !] ce morceau d'un jeune rappeur inconnu, MC Nxtgen, dont le titre reprend, chose peu courante, le nom du secrétaire d’État à la Santé. Écoutons d'abord le morceau en regardant le clip avant de revenir sur l'histoire du NHS, les projets de réforme du gouvernement et leur perception par la population. Nous vous présenterons ensuite Nxtgen. (Cliquez sur ce lien si la vidéo ne marche pas)



Qu'est-ce que le NHS ?




Le système national de santé ou National Health Service a démarré en 1948 grâce aux efforts du ministère de la santé du Parti travailliste, Aneurin "Nye" Bevan (ci-contre avec le Premier Ministre Atlee). Rappelons qu'après avoir conduit un gouvernement de coalition (conservateur-libéral-travailliste) pendant la guerre, Churchill, leader des conservateurs, est battu par la gauche (le Parti Travailliste ou Labour dirigé par Clement Atlee) aux élections de 1945.


Le rapport Beveridge




La loi créant le NHS a été votée en 1946 mais elle se base sur les recommandations d'un rapport rédigé par William Beveridge en 1942. Celui-ci est un personnage essentiel dans la mise en place du nouveau système. C'est un économiste préoccupé par les questions sociales, notamment le chômage. Il n'est pas travailliste mais plutôt libéral (le troisième parti, plutôt au centre). Pendant la guerre, le ministre du Travail, Ernest Bevin, lui confie la responsabilité d'une étude sur l'assurance sociale en vue de la reconstruction, mais c'est sans doute pour se débarrasser de cette personnalité peu commode... William Beveridge se met à l'ouvrage et établit un rapport désormais connu sous le nom de "Rapport Beveridge". Ce rapport allait beaucoup plus loin que les objectifs du gouvernement de coalition. Il préconisait l'intégration et l'expansion du système d'assurance pour la santé et contre le chômage de manière à couvrir toute la population. Le système proposé est donc "universel". Il souhaite également une extension des pensions versées aux veuves, personnes âgées, aveugles et handicapés, ce qui était jusqu'alors réservé aux plus bas salaires. Il réclamait par ailleurs l'ajout de nouveaux bénéfices. Accueilli donc plutôt froidement par le gouvernement, en particulier les Conservateurs, le rapport suscite l'enthousiasme des Travaillistes. Le parti Travailliste en fait un des points forts de son programme de 1945 en vue de la mise en place d'un Welfare State (Etat-providence). Ironie du sort, Beveridge défend les couleurs du Parti Libéral et perd son propre siège de député à ces mêmes élections... Il devient néanmoins ensuite membre de la Chambre des Lords où il est leader des Libéraux.



La création du NHS
Le nouveau système proposé par les travaillistes permet à tous les Britanniques d'avoir accès à des soins gratuits prodigués par des généralistes (les GP dont parle Nxtgen) ou des spécialistes dans tous les domaines de la médecine. Dans un premier temps, la British Medical Association, qui rassemble les médecins, est peu favorable au projet. Bevan est obligé de leur "emplir la bouche d'or" c'est à dire de permettre aux praticiens privés de poursuivre en parallèle une activité privée. Les généralistes sont payés pour chaque patient et non salariés, contrairement à ce que voulait le parti travailliste. Ainsi, plus de 90 % des médecins s'engagent de manière volontaire dans le NHS. Il en est de même pour la majorité des hôpitaux. La gestion du NHS relève donc de l’État.





[Bevan inaugurant à Manchester le premier hôpital du NHS en 1948, source]

Le NHS est financé par les contributions d'assurance mais surtout par l'impôt. Bevan fait le pari que le coût élevé diminuera avec l'amélioration de l'état de santé de la population. Il n'avait pas pris en compte les coûts énormes dès le départ ni le coût grandissant lié aux améliorations technologiques. Aussi, peu d'infrastructures nouvelles sont mises en place. Il faut attendre les années 1960 pour voir les premiers nouveaux hôpitaux être construits (et sous un gouvernement conservateur...).
Rappelons qu'à la même époque (dès 1945), dans la lignée des projets de la Résistance, la France met en place la Sécurité Sociale selon un modèle au départ moins étatique puisque la gestion des caisses est assurée par les syndicats.

Voyez ce petit dessin animé produit par le NHS en 1948 pour expliquer les changements :






Des réformes successives : succès et échecs

Dès 1951, le ministre des Finances Gaitskell introduit un paiement pour les frais dentaires et les lunettes, à la grande indignation de Bevan qui démissionne. L'année suivante, les conservateurs, revenus au pouvoir avec Churchill à leur tête, font payer une somme de 1 shilling (5p) pour les prescriptions. Cette somme sera supprimée en 1965 puis réintroduite en 1968...
Il est indéniable que le NHS a permis l'amélioration de l'état de santé de la population, en particulier pour les femmes et les enfants de la classe ouvrière. Ces catégories d'âge étaient auparavant peu soignées, l'essentiel de l'argent mis de côté pour les soins médicaux étant souvent alors réservé à la personne qui travaillait.
Pendant plusieurs décennies, le NHS fait l'objet de réformes plus ou moins profondes. Margaret Thatcher, devenue Premier Ministre en 1979, malgré sa promesse que le NHS serait "épargné entre nos mains", réalise des coupes et incite les Britanniques à prendre des assurances privées. Mais elle a peu de succès. Finalement, sa politique ultra-libérale n'atteint que marginalement le NHS. En 1990 sont créés les trusts locaux qui deviennent autonomes (ils deviennent les PCT en 2002). Dans les années 1990, son successeur John Major donne la possibilité aux généralistes de recueillir l'argent de leurs patients pour payer leurs traitements. La moitié des médecins acceptent ce rôle, mais le Labour supprime cette possibilité en 1997.





Après les 18 ans de règne conservateur, les Travaillistes ont considérablement augmenté le budget du NHS comme le montre le graphique ci-dessus (source : ifs). Mais le New Labour de Blair et de Brown a également poursuivi certaines logiques de l'époque Thatcher.
Derrière le mot "réforme" et ses compagnons (modernisation, choix, pluralité, amélioration, possibilité de contester, possibilité d'action du patient,...), les gouvernements travaillistes de Tony Blair (1997-2007) et Gordon Brown (2007-2010) ont tenté d'introduire le fonctionnement du marché et du secteur privé dans le NHS, comme l'externalisation de certains services (informatique par exemple).
Deux exemples de cette logique :
- en 2002, les généralistes ont obtenu que les heures supplémentaires effectuées pour s'occuper des patients après 18h30 deviennent optionnelles. Conséquence : ces soins sont effectués par des fournisseurs privés.
- en 2006, la possibilité pour le patient de choisir entre son centre local et des organismes indépendants. Ce choix est étendu en 2008.
Les dernières années ont vu la crise du NHS s'accentuer avec l'allongement des temps d'attente pour bénéficier d'un scanner ou être opéré (en un an, 61% d'augmentation du nombre de personnes devant attendre plus de 6 mois !), des différences importantes dans la qualité des soins entre régions et, bien sûr, l'augmentation des coûts. Avant même la réforme, les gestionnaires ont fait savoir que le NHS devrait réaliser 20 milliards de £ d'économies d'ici à 2014 pour ne pas être en faillite.
Malgré cela, le NHS reste l'un des systèmes de santé les plus efficaces au monde selon une étude récente ! Et la population britannique est très attachée au NHS dont elle est plutôt satisfaite.
S'y attaquer est donc délicat pour le gouvernement de coalition libéral-conservateur...






[Affiche de campagne de David Cameron, leader du parti conservateur, 2010. "Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Je mettrais fin au déficit, pas au NHS."]


Quel est le projet du gouvernement actuel ?





En mai 2010, des élections générales ont eu lieu au Royaume-Uni. Pour la première fois depuis la guerre, un gouvernement de coalition a été formé. Il associe les conservateurs de David Cameron aux libéraux-démocrates de Nick Clegg. On aperçoit leur masque dans le clip de Nxtgen, ils portent des panneaux en carton. L'autre visage aperçu est celui d'Andrew Lansley, le secrétaire à la Santé. C'est un conservateur. Sur la photo ci-contre, ces trois dirigeants visitent un hôpital dans le Surrey en avril [source].
Comme dans d'autres pays européens, le gouvernement réduit les dépenses de l’État et tente de revenir sur certains acquis obtenus à la fin de la Seconde Guerre mondiale et lors des Trente Glorieuses.

Suite au Projet élaboré par Andrew Lansley en 2010 ( dans la lignée du rapport officiel sur la réforme du NHS "Equité et excellence : libérer le NHS"), le gouvernement de David Cameron a présenté en janvier 2011 son plan de réforme du NHS.

En voici les grandes lignes :






  • Donner la responsabilité de 80% du budget aux 42 000 GP c'est-à dire aux généralistes. Ils seraient réunis en consortiums pour négocier et acheter les traitements.



  • Suppression des 151 organismes locaux de santé (PCT ou Primary Care Trusts)



  • Plus de choix donné au patient quant au médecin, à l'institution et au traitement. Le patient pourrait faire appel à "n'importe quel fournisseur qualifié" (œuvre de bienfaisance, clinique ou compagnie privée).



  • Création d'une commission indépendante pour gérer le NHS




[Caricature de Steve Bell parue dans le quotidien The Guardian. De gauche à droite : Cameron, le ministre des finances Osborne et deux libérux-démocrates, le secrétaire au Trésor David Alexander et le vice-premier ministre Nick Clegg]


Le gouvernement et les partisans de la réforme avancent les arguments suivants :






  • Donner plus de pouvoir aux patients et aux médecins plutôt qu'aux bureaucrates



  • Lansley : "Les gens pourront voter avec leurs pieds s'ils reçoivent un meilleur traitement ailleurs".



  • Plus d'efficacité et réduction des délais d'attente

Les critiques répondent :






  • C'est un pas vers la privatisation



  • Collusion entre les généralistes et les entreprises (laboratoires notamment)



  • Pression des patients sur les généralistes et altération du rapport médecin-patient



  • Prise de décision en fonction des coûts et non de la qualité des soins



  • Renforcement des inégalités entre les régions ou "Postcode lottery"



  • Augmentation des délais d'attente



  • Chômage pour les employés des PCT (environ 20 900 personnes)

Depuis janvier 2011, la grogne et la contestation augmentent contre ce projet, dans un contexte de protestation contre les coupes budgétaires sans précédent orchestrées par le Chancelier de l’Échiquier, Georges "axe" (hache) Osborne (touchant les collectivités locales, les services publics, les bibliothèques, les crèches, la police,...). Signalons cependant que le NHS est un des seuls postes de dépense relativement épargné par ces coupes budgétaires. Le Premier Ministre en a fait une affaire personnelle. Cette décision, outre des raisons politiques évidentes, est peut être en partie motivée par la maladie puis le décès de son fils handicapé il y a peu.
Les professionnels sont partagés mais beaucoup font part de leurs craintes, y compris les médecins à qui Lansley veut confier les clés du NHS. Nxtgen fait allusion au Royal College of GP dont la présidente a fait part de ses craintes quant aux relations futures entre médecins et patients.






[Caricature de Steve Bell parue dans le quotidien The Guardian]


Andrew Lansley, homme de la situation ?

Andrew Lansley, en première ligne, a été plutôt chahuté, notamment lors de quelques visites dans des centres de santé ou au congrès des infirmières (un vote de défiance à son égard y avait recueilli 96% des voix !) Des manifestations ont eu lieu. Le rap de Nxtgen a su cristalliser ce mécontentement. D'autant plus que Lansley a été financé lors de sa campagne électorale par un certain John Nash dont parle Nxtgen. Ce Nash dirige le plus grand organisme privé de santé du Royaume-Uni. Il tirerait donc un bénéfice important de la réforme....
Ajoutons à cela les liens passés de Lansley avec certains groupes agro-alimentaires (évoqués par Nxtgen dans les paroles et aussi dans le clip avec le paquet de chips et les burgers "AL's" pour Andrew Lansley) alors qu'il semble vouloir leur donner plus de place dans la définition d'une politique de santé publique et limiter la lutte contre la malbouffe... Bref cet homme a tout pour plaire !


Finalement, David Cameron a décrété une pause dans la réforme au printemps, plutôt dans la logique : "Vous n'avez pas bien compris, je vais vous réexpliquer" que dans une volonté d'écoute, de dialogue et de négociation. Le projet n'est pas pour autant abandonné et Lansley est toujours en place. Un rapport du Future Forum, dirigé par Steve Field, a émis des propositions, notamment celle de ne pas encourager la compétition entre les hôpitaux.
Au mois de juin, la réforme de la réforme a été présentée. Parmi les modifications apportées : l'élargissement des consortiums chargés de négocier et acheter les traitements à des personnalités qui ne soient pas des médecins (probablement des managers et une infirmière et un spécialiste hospitalier). Ces commissions gèreraient 65% du budget du NHS (et non 80%). Les professionnels apprécient les modifications mais restent globalement sceptiques.
Affaire à suivre donc !

A la fin de son clip, Mc Nxtgen met en exergue une citation de Aneurin Bevan, le ministre travailliste qui a mis en place le NHS :




“The NHS will last as long as there are folk left with the faith to fight for it”
Le NHS durera tant qu'il restera des gens qui ont la foi pour se battre pour lui.




Qui est NxtGen ?




Le vrai nom de NxtGen ("Génération d'après") est Sean Donnelly. Il vient de Loughborough dans le Leicestershire où a été tourné le clip. C'est une ville moyenne du centre de l'Angleterre qui compte près de 60 000 habitants, une université et est jumelée avec... Epinal. Nxtgen surnomme sa ville "land of the bubble heads", expression difficilement traduisible mais signifiant grosso modo imbécile. Habituellement, il est éboueur. Mais depuis l'âge de 12 ans, il rappe. Son modèle : Eminem. Et, à l'image du rappeur de Detroit, le flow très rapide du MC anglais est en effet très efficace !
Il a toujours préféré rapper de manière consciente plutôt que de baratiner sur de belles filles ou de belles voitures. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est plutôt bien informé, même s'il n'a pas étudié la question pendant dix ans.... Il fait principalement référence à un rapport officiel sur la réforme du NHS "Equité et excellence : libérer le NHS", publié à l'été 2010. A l'origine de son désir de lire ce document d'une soixantaine de pages, le souhait de sa petite amie de travailler pour le NHS. Grâce à ce morceau, il a connu depuis mars une rapide célébrité et de nombreuses opportunités.




Vous aurez sans doute reconnu en arrière-plan musical la boucle d'une chanson bien connue sur un bordel de la ville de la Nouvelle Orléans : "The House Of The Rising Sun". Le titre, dont on ne connait pas avec certitude l'auteur, a été repris de nombreuses fois notamment par The Animals (la plus connue) et en français par Johnny Hallyday ("Le pénitentier"). Le rappeur soudanais Emmanuel Jal l'utilisait également pour parler des ravages de Katrina dans un quartier noir et pauvre de la Nouvelle-Orléans.

Mais place aux paroles. Son flow est trop rapide pour que je comprenne tout mais j'ai retrouvé les paroles et je vous en propose une traduction sommaire et partielle.


Refrain :
Andrew Lansley, greedy, Andrew Lansley, glouton
Andrew Lansley, tosser, Andrew Lansley, tâche
The NHS is not for sale, you grey-haired manky codger!" Le NHS n'est pas à vendre, et toi vieux bonhomme pourri aux cheveux gris




"So the budget of the PCTs, he wants to hand to the GPs /
Oh please. Dumb geeks are gonna buy from any willing provider, / Get care from private companies."
Le budget des Centres locaux de santé, il veut les donner aux médecins. Oh je vous en prie ! des geek fous vont acheter à n'importe quel fournisseur volontaire et se faire soigner par des compagnies privées.

They saw the pie and they want a piece;
Got their eyes on the P’s like mice for the cheese.
I talk truth when I ride the beat, you talk shite when you speak,
see money when you close your eyes to sleep.



So fall back — your face looks like a shrivelled up ball sack.
The stuff that you chat is bull crap, I’m sure Andy Pandy snorts crack.
Health minister, I mean sinister.
You know your public will finish ya,
is your brain really that miniature?



You’re full of crap
Give yourself an enema.
Made filthy rich by those who represent Walkers Crisps, Mars and Pizza Hut, Fait grossièrement riche par ceux qui représentent les chips Walker [Lay en France], Mars et Pizza Hut
proved your a health slut and your always talking shit.
A hundred and thirty four pound an hour every week, that’s quite a lot of quids;
and you came to the conclusion that the food industry should be a little less strict. Et tu es arrivé à la conclusion que l'industrie alimentaire pouvait être un peu moins stricte




Scandal disclosed that you flipped your second home.
You said your claims were within the rules, filled your pockets, took us for jokes;
so how would you cope when broke folk get ill, injured and broke,
but don’t have the dough,
to get their life back on the road, so poor die slow, and the rich take control.
(Refrain x 4)
Lansley’s white paper: ‘Liberating the NHS’ "Le "papier blanc" de Lansley : "Libérer le NHS"
sets out a plan where we’ll become more like the U.S. Met en place un plan dans lequel nous deviendrons davantage comme les États-Unis
and care will be farmed out to private companies, Et les soins seraient livrés aux entreprises privées
who will sell their service to the NHS via the GPs, Qui vendraient leurs services au NHS par l'intermédiaire des médecins généralistes
who will have more to do with service purchase arrangements Qui auront plus à faire avec la gestion des négociations d'achat
than anything to do with seeing their patients.” Qu'avec les consultations des patients"

"He's been given cash / by John Nash / chairman of Care UK, / a private healthcare provider, / who, if they have their own way, / will be the biggest beneficiaries / of Conservative Lib-Dem policies / to privatise healthcare, pull apart the welfare state …"

"Il a reçu de l'argent de John Nash, président de Care UK, une compagnie de santé privée, qui, si on les suivaient, seraient les principaux bénéficiaires des politiques Libérales-Conservatrices de privatisation du système de santé et de démantèlement de l'Etat-providence."

These plans have been slagged by patient organisations, Ces projets ont été descendus en flamme par des associations de patients, des organisations de bienfaisance,
charities and unions, nursing and medical institutions. des syndicats des institutions médicales et de soins.
The Royal College of GPs even joined the attack, Le collège royal des généralistes s'est même joint aux attaques
looked closely at the proposals and said they were crap. a étudié attentivement les propositions et a dit que c'était des conneries
Say yes for the NHS, Andrew Lansley can suck on David Cameron’s breast. Dîtes oui pour le NHS, Andrew Lansley peut aller têter le sein de David Cameron
His quest is for the rich to pay less, and the poor have to stress, it’ll be one big mess." Sa quête est que les riches paient moins et que les pauvres aient tout le stress, ce sera une grosse pagaille."
(Refrain x 4)


Quelques liens pour prolonger :




Un grand merci à Véronique pour sa relecture et ses conseils

2 commentaires:

véronique servat a dit…

Un grand merci à toi qui a mis un sacré coup de collier sur ce post qui est aussi clair que passionnant.

M.AUGRIS a dit…

Merci Véro. A toi de jouer maintenant !